chroniques personnelles

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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 15:08



    Le nouvel album des Scorps est dans les bacs et autant vous dire qu'il aurait mieux fait de rester dans les oubliettes, ce Return To Forever. Ce qui nous est proposé, ce sont des morceaux mid-tempos très sucrés, très acidulés, bref une pop très indigeste qui n'a plus rien à voir avec leur glorieux passé (ça,on le savait depuis longtemps). Là où Sting In The Tail, le précédent opus laissait entrevoir un espoir de retour à un certain hard rock bien pêchu et bien carré, Return To Forever le balaie d'un retour de main avec des morceaux fadasses que sont Eye Of The Storm, Catch Your Luck And Play, We Built This House (supposé être le single de cette énorme mascarade). Même l'opener Going Out With A Bang, qui, généralement, est censé être un morceau qui envoie bien, ne joue même pas ce rôle laissant l'auditeur sur sa faim (fin ?). Du coup, on a 16 titres à se taper (avec les bonus, plutôt des malus, va t-on dire...). Dommage de finir comme ça....
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    Message par Phil le 30/8/2017, 15:16



    Saxon, j'ai toujours aimé. Normal j'ai toute leur discographie et je les ai vus un bon nombre de fois et donc v'là ti pas qu'ils nous sortent un double live bien burné enregistré sur le St George's Day à savoir le 23 avril 2013. La plupart des classiques sont bien évidemment présents et sont interprétés avec verve et enthousiasme de la part du groupe sur une tournée (Sacrifice Tour) où manifestement nos cinq compères semblent s'être particulièrement amusés. Never Surrender fait une bien belle réapparition au détriment d'un Motorcycle Man passé volontairement (?) à la trappe. Le public mancunien, est malgré tout aux anges (il le manifeste bruyamment) quand le groupe entame les quatre derniers titres. Excusez du peu : Wheels Of Steel, Strong Arm Of The Law, Denim And Leather et Princess Of The Night. Moi, je vous l'dis : "les vieux ne sont pas morts".
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    Message par Phil le 30/8/2017, 15:26



    Voici un vieux double live des Tubes enregistré à l'Hammersmith Odeon en novembre 1977. Les Tubes, un groupe de San Francisco mêlaient sur scène la provocation avec l'interprétation d'un rock qualifié de "décadent" et ce, grâce au très volubile chanteur Fee Waybill. Les choristes sont souvent topless et ce, pour le plus grand plaisir des premiers rangs. Un show comparable à la démesure des Tubes à l'époque, pourrait être aujourd'hui celui d'Alice Cooper. Bref, c'était le grand barnum le tout chapeauté par d'excellents musiciens comme Roger Steen à la guitare, Prairie Prince à la batterie et Mingo Lewis aux percussions.
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    Message par Phil le 30/8/2017, 15:42



    En 1982 paraissait cet excellent premier album de Mama's Boys intitulé Plug It In. Découverts par Phil Lynott de Thin Lizzy, les 3 frères McManus (Pat à la guitare, John à la basse et au chant et Tommy à la batterie), originaires d'Ulster se firent remarquer par un hard rock à consonance parfois celtique notamment sur un morceau comme Runaway Dreams durant lequel Pat McManus surnommé "The Professor" n'hésitait pas à sortir un violon afin d'exécuter un solo du plus bel effet. Sur ce premier essai, on y trouve également des titres particulièrement enlevés comme Straight Forward, In The Heat Of The Night, Needle In The Groove que l'on retrouvera plus tard sur Power And Passion. L'album se clôt avec un excellent morceau au tempo bluesy intitulé Belfast City Blues, morceau à la fois doté de mélancolie mais également d'espoir à l'égard d'une situation particulièrement inextricable et violente qui sévissait dans cette ville à l'époque. En 1983, ils accompagnent Thin Lizzy pour leur tournée d'adieu puis auront l'honneur d'être véritablement le tout premier groupe à jouer à Bercy le 29 février 1984 en première partie de Scorpions puis en 1985 en support act de Gary Moore au Zénith parisien.
    En 1994, survient une tragédie au sein du clan puisque Tommy décède d'une leucémie, leucémie qu'il avait contractée depuis l'âge de 9 ans. L'aventure s'arrêtera là.
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    Message par Phil le 30/8/2017, 15:45



    Sans pour autant sombrer dans une sensiblerie fort déplacée, que de bonheur non dissimulé lorsque j'appris en 1984 que 1- le groupe se reformait après 8 ans d'inactivité dans sa formation la plus légendaire qui soit en fait 11 si l'on évoque la Mark II bien évidemment), 2-le groupe allait sortir un nouvel album et 3-le groupe était sur le point d'entamer une tournée mondiale passant deux soirs de suite les 8 et 9 juillet 1985 à Bercy. Un groupe qui comme beaucoup ici avait contribué à la lente élaboration de mon parcours musical, un groupe que je n'avais pas eu la chance de voir dans les 70's parce que trop jeune (11 ans en 1973) ni en même en vidéo parce qu'à l'époque les magnétoscopes, on n'en avait pas. Les plus jeunes n'entendront pas forcément ce discours passéiste. Bref, Deep Purple daignait enfin repointer le bout de son nez et c'était là, l'essentiel. A la limite, on se foutait de savoir comment ils allaient jouer, on les voulait tous les cinq ensemble et au final, on se disait forcément que ce serait forcément bien.
    Inutile donc de préciser que j'attendais avec impatience même aujourd'hui la sortie d'un double live de cette tournée faisant la promotion de l'album Perfect Strangers que je considère comme remarquable en tout point. Mais là, ce n'est que mon avis. Souvenir donc d'un temps béni.
    Eh oui, temps béni où avec Ronan, nous prenions le temps d'écouter chez William (un pote que j'avais connu étant gamin et que j'avais revu lors du décès de mon cousin à cette époque-là) d'excellents bootlegs de la tournée (Melbourne en faisait partie) qui avait donc débuté en Australie à Perth le 27 novembre 1984. Courant 85, paraissait un excellent double live bootleg au son plus que correct intitulé Highway Stars enregistré au Memorial Drive d'Adelaide le 30 novembre 1984 (jour de l'anniversaire de Roger Glover), un live qui mettait en exergue le fait que le groupe était visiblement heureux de rejouer ensemble laissant les vieilles rancunes au placard. Et cela s'entendait notamment sur les versions de Strange Kind Of Woman (incluant Jesus Christ Superstar et Waltzing Mathilda), Under The Gun où notre ami Blackmore nous balançait un solo (sans doute plus "métallique" qu'à l'accoutumée) du plus bel effet, un Smoke On The Water où sur certaines dates, Glover et Blackmore échangeaient basse et guitare (notamment à Paris sur la première date) tout comme donc sur ce Perfect Strangers Live qui vient de voir le jour et qui propose une set-list de feu (dont 5 extraits de Perfect Strangers) et ce, dans l'antre du Sydney Entertainment Center le 12 décembre 1984. Il est regrettable de ne pas avoir opté pour le concert du lendemain car l'ex-Beatle George Harrison fut invité à jammer avec le groupe sur Lucille.
    L'interrogation concernait le chant de Ian Gillan dont on savait qu'il avait été sérieusement entamé par la tournée Born Again de Black Sabbath. Une voix pas forcément transcendante non plus mais qui, ceci dit, assurait l'essentiel sur un Child In Time endiablé mais également sur un Space Truckin' démontrant que le quintet était en parfaite osmose. On connaitra bien pire par la suite.
    Le Blackmore, ce qui est rare et cela mérite d'être souligné, il sourit à Gillan sur Strange Kind Of Woman et vient même un peu plus tard faire une accolade à Glover. Je vous l'ai dit en intro : ce furent des moments bénis qu'on ne reverra malheureusement plus. Lord (que l'on ne voit pas trop, à part sur son solo largement moins inspiré que celui qu'il effectuait en 93, à mon humble avis) et Paice sont remarquables de virtuosité et d'efficacité.

    Ces concerts australiens sont évidemment connus pour faire partie des meilleurs de la tournée, certes meilleurs que les deux shows parisiens donnés neuf mois plus tard qui, ceci dit, ne furent pas pires que certains donnés encore il y a encore quelques années parce qu'effectivement, à Bercy, notre Gillan était bel et bien malade et assura tant bien que mal, soulagé qu'il fut de ne pas avoir à interpréter Child In Time. Mais bon, on s'en fout, ils étaient là devant moi et je n'ai pas honte de dire qu'après la Toccata de Bach, j'ai essuyé une petite larmichette.

    On pourra dire tout ce que l'on voudra sur la qualité du show capté sur ce Perfect Strangers Live, notamment pour des soli (peut-être bâclés, je sais pas, je m'en fous) de Blackmore ou bien la voix approximative de Gillan mais une chose est sure, cette tournée, je m'en souviendrai encore longtemps, bien plus d'ailleurs que ceux que j'ai vus ces dernières années.
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    Message par Phil le 30/8/2017, 15:49



    Entamer l'écoute d'un album qui aurait pu porter le nom de "Thin Lizzy" ne fut pas facile, en ce qui me concerne, tant la charge émotionnelle fut lourde à porter d'une part et d'autre part, je ne pouvais me résoudre à être déçu par rapport à cet album que j'attends depuis si longtemps même si ce dernier porte le sceau "Black Star Riders". Thin Lizzy est un groupe, qui, je le reconnais m'a accompagné durant ces trente dernières années tant musicalement que dans d'autres compartiments de ma vie et fut en quelque sorte le tremplin d'autres découvertes musicales parce que Phil Lynott était un génie d'éclectisme et un personnage à part dans le monde de la Musique. Je voulais préciser que je ne m'étais toujours pas remis de sa disparition.

    Remettons donc les choses dans l'ordre. Les Black Star Riders sont donc un COMBO composé de Scott Gorham à la guitare, Ricky Warwick au chant et à la guitare, Marco Mendoza (basse et chant), Damon Johnson à la guitare et au chant et Jimmy Degrasso (batterie) qui a abandonné la bannière "Thin Lizzy" pour s'affubler d'un nom, somme toute, ridicule.

    Mais bon, passons donc au titre à titre :

    All Hell Breaks Loose : d'entrée de jeu, il convient de toute évidence de calquer ce titre sur une ambiance lizzienne à la fois dans le rythme percutant et la tonalité vocale de Ricky Warwick qui n'est certes pas aussi chaude voire même tropicale que celle d'un Lynott. On y retrouve en termes de chant un côté Beat Of The Drum un B-side d'un titre solo de Lynott qui figurait sur le single Old Town. 5/5

    Bound For Glory : le single accrocheur par excellence, est pompé sur le Guilty Of Love de Whitesnake qui lui-même, fut pompé sur des twin guitars lizziennes. De fait, l'honneur est sauf pour les Black Star Riders. Un prêté pour un rendu en quelque sorte. Il y aurait également dans ce morceau un p'tit quèque chose de Waiting For An Alibi matiné d'un p'tit Get Out Of Here que cela ne me surprendrait pas. Un brillant solo comme savait le faire le duo légendaire Robertson et Gorham vient compléter ce superbe morceau. 4/5

    Kingdom Of The Lost : après une magnifique intro celtique sur un rythme à la Beat Of The Drum, le morceau s'oriente vers une calvacade celtique et épique de la plus belle des façons (ça sent le vibrant hommage au grand Phil, lui qui était passionné par les légendes irlandaises, en particulier le héros mythique Cuchulain). Le tout est chapeauté par un superbe chant de Warwick. Ce mec me surprend de plus en plus agréablement. LE MORCEAU DE L'ALBUM. 5/5.

    Bloodshot : un morceau particulièrement bien enlevé peut-être plus conventionnel mais qui se veut être respectueux d'une certaine mélodie : 4/5

    Kissin' The Ground : un rythme carré et pachydermique : telle est la ligne directrice de ce titre un peu banal, à mon goût et qui n'accroche son auditeur guère plus que ça. Attention, cela reste tout de même de très haute volée en termes de composition. 3/5

    Hey Judas : intro acoustique débouchant une nouvelle fois sur un tempo lizzien très enlevé sur un phrasé très "lynottien" de la part d'un Warwick transcendé. Encore un côté Waiting For The Alibi en termes de rythme. Damon Johnson, fan de Thin Lizzy, depuis toujours, nous gratifie ici d'un superbe solo, faisant de ce titre un moment fort de cet album. 5/5

    Hoodoo Voodoo : un riff lancinant à la Sha La La se veut être la clé de voûte de Hoodoo Voodoo, une chanson qui peu à peu, envoûte son auditeur le tout accompagné par un Jimmy Degrasso en pleine forme. 4/5

    Valley Of The Stones : On change de registre car l'on évolue vers un morceau bien burné après une intro guitaristique à la Helter Skelter mitonné vers quelque chose qui aurait pu dévier brièvement vers un Train Kept A Rollin' pour retrouver de temps à autre quelques sonorités lizziennes. 4/5

    Someday Salvation : une ambiance que l'on pourrait assimiler à celle d'un Dancing In The Moonlight en plus dépouillé et en moins inspiré. C'est léger et ça s'écoute bien. 3/5

    Before The War : On croirait entendre Gary Moore sur ce titre au rythme syncopé à la Military Man le tout dans une atmosphère After The War (cet album étant le plus faible de la période hard du sieur Moore). Un bon titre qui n'a sans doute pas la saveur de son glorieux aîné, je pense bien évidemment à Military Man. Ceci dit, le groupe, soucieux d'observer et de respecter une certaine ligne mélodique nous délivre ici une superbe prestation. 3/5

    Blues Ain't So Bad : un titre aérien mid-tempo après ce déluge de décibels jusqu'ici. C'est sympa, voilà. 2.5/5

    Right To Be Wrong : un titre bien rentre-dedans assez convenu conclut ce superbe album.

    Bilan général : de toute évidence, All Hell Breaks Loose a comblé toutes mes attentes car outre le fait que le groupe respecte et défende scrupuleusement l'identité musicale de son glorieux aîné, qui lorgnerait davantage vers un Black Rose, celui-ci a résolument modernisé le son Lizzy en en créant un qui lui est personnel. J'aime cet album auquel j'attribuerai la note de 17/20 pour cette prise de risque et cette fidélité à cet héritage qui est tout sauf un fardeau pour notre ami Scott Gorham.

    Finalement, ça valait le coup d'attendre 30 ans
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    Message par Phil le 30/8/2017, 15:55



    Sortie en 1978, cette compilation live fait la part belle aux groupes de rock sudiste des années 70 qui se trouvaient sur le mythique label Capricorn Records (quoique je ne considère pas l'Allman Brothers Band comme étant un groupe de rock sudiste mais plutôt comme un jam band). On y trouve entre autres des groupes talentueux comme Stillwater, Sea Level, Grinderswitch, The Marshall Tucker Band, Gregg Allman, The Allman Brothers Band et Wet Willie qui nous délivrent des interprétations live toniques de leurs classiques. Si un jour, vous trouvez cette compilation, n'hésitez pas, c'est du tout bon et vous verrez à quel point, le rock sudiste prend ici tout son essor.
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    Message par Phil le 30/8/2017, 15:59



    Bon, je crois qu'il faut absolument parler de Blackfoot, un groupe de rock sudiste apparu à la fin des années 70 et qui perça chez nous aux alentours de 81 avec l'album Marauder, chef d'oeuvre parmi les chefs d'oeuvre, suivi d'un autre chef d'oeuvre, le live Highway Song-Live enregistré à l'Hammersmith Odeon de Londres. Juste avant Marauder, les opus étaient bons notamment ce que l'on appelle communément la trilogie animalière Strikes (un serpent), Tomcattin' (une panthère noire) et donc Marauder (un rapace). Le rock sudiste de Blackfoot emmené par le bouillonnant Rick Medlocke (chant, guitare) se veut plus enlevé que celui d'un Lynyrd Skynyrd voire même plus hard.
    Après ce mythique live sorti en 1982, le groupe s'adjoindra les services de Ken Hensley (ex-Uriah Heep) au clavier et publiera Siogo bien plus tourné vers la musique FM et qui décevra les fans de la première heure. Depuis, on a eu Vertical Smiles, un album très mauvais et puis Rick Medlocke a quitté le navire pour rejoindre son premier groupe, Lynyrd Skynyrd cette fois-ci en tant que guitariste alors qu'il officiait en tant que batteur au sein de Skynyrd.

    S'il y a un album à retenir, c'est ce live.
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    Message par Phil le 30/8/2017, 16:04



    Thunder And Lightning, l'album le plus hard voire même le plus heavy de Thin Lizzy, est un superbe album particulièrement ficelé et ce, grâce à l'arrivée de John Sykes (ex-Tygers Of Pan Tang, futur Whitesnake et Blue Murder) en 1983. Eh bien, je le réécoute ce soir parce qu'il fait référence à une période particulièrement trouble dans la carrière du sieur Lynott. Celui-ci vient de vivre une séparation difficile et se réfugie alors dans les substances illicites les plus dures, ce qui se traduit tout particulièrement sur des titres sombres comme The Sun Goes Down ou puissants comme Baby Please Don't Go. Le Lynott est plaintif et grâce à sa voix chaude (ce qui est rare chez un "métalleux" : diantre, que je n'aime pas ce qualificatif), il nous envoûte sur des riffs particulièrement incisifs orchestrés par Sykes et chapeautés par Darren Wharton (claviers), Brian Downey (batterie), Scott Gorham (guitare) et Phil Lynott (basse, chant) notamment sur Cold Sweat. Thunder And Lightning, ce sera l'album des adieux qui seront couronnés par une tournée européenne (qui ne passera pas par la France) et japonaise, tournée qui donnera ensuite lieu à un double album live intitulé Life
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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 16:07



    Frank Marino, guitariste canadien de son état, connut son heure son heure de gloire en alignant des albums à forte connotation hendrixienne au milieu des années 70. Il faut quand même noter qu'il a enregistré son premier album Maxoom à l'âge de 17 ans. Child Of The Novelty, Strange Universe, World Anthem? Tales Of The Unexpected, The Power Of Rock'n'Roll et Juggernaut sont tous des bijoux de virtuosité. Il aime Hendrix, cela s'entend. Il est influencé mais ne le copie pas. Le succès d'estime viendra en 1978 avec le fameux Live qui lui fait manifestement franchir un cap démontrant à quel point ses prestations scéniques sont incendiaires. Cet album live lui assurera une date au fameux California Jam en compagnie notamment de Heart. Real Live, un double live torride, enregistré chez lui à Montréal, signifia une sorte de retour puisque nous n'avions pas eu de nouvelles du sieur Marino depuis 2001 date à laquelle il publia un album passé inaperçu intitulé Eye Of The Storm. Bref, Real Live déménage et je ne saurais que trop le conseiller aux gratteux en herbe.
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    Message par Phil le 30/8/2017, 16:12



    2012 : Je me décide enfin à publier cette petite review de Celebration Day maintenant que j'ai pu enfin découvrir le double cd et le double DVD. Et puis aussi, il m'a été donné l'occasion d'en parler cet après-midi avec mon ami Régis, figure emblématique du LZF et grand fan du Zep devant l'Eternel comme Blacky.
    Par quoi commencer ? Le DVD ? Why not ? C'est du moins le premier format que j'ai visionné en empruntant le lecteur DVD de l'école. Ben oui, alors que je commence à 14h le lundi, j'ai pris le chemin de la FNAC de Noisy Le Grand afin d'y être à l'heure d'ouverture. Je suis entré LE PREMIER dans le magasin et me suis rué sur le précieux objet, ai salué les vendeurs que je connais bien puis m'en suis retourné vers mon lieu de travail.
    Autant vous le dire tout, pour ce live qui capte donc le concert de l'O2 de Londres s'étant tenu le 10 décembre 2007 en hommage à Ahmet Ertegun décédé l'année précédente, le package n'est guère enthousiasmant. En effet, l'on y aperçoit cette bonne vieille Big Ben surplombée par un zeppelin dessiné de façon simpliste, un dessin qu'aurait même pu dessiner un enfant de 10 ans. A l'intérieur, se trouve un livret très sommaire ne faisant apparaître aucune photo couleur mais des clichés noirs et blancs sur un fond jaune peu avenant. Chaque membre du groupe y va de son petit commentaire notamment un Jason Bonham visiblement très ému lors de ce concert puisque la seule crainte qu'il éprouva fut de voir débouler son batteur de père pour lui demander de lui céder la place. Doublement ému le Jason puisqu'au terme du show, il éclatera en sanglots.

    Filmé par Dick Carruthers dont la filmographie s'avère être déjà très imposante (http://www.imdb.fr/name/nm1006692/) et produit de concert par Jim Parsons et Carruthers, le DVD débute donc sur un journal télévisé qui présente le groupe arrivant à Tampa en 1973 pour un concert qui battra des records d'affluence. Cette intro ayant été squeezée sur le double cd. Et c'est parti pour un Good Times Bad Times pachydermique, un son puissant que n'avait jamais eu le Zep jusqu'ici, une caisse claire véritablement martyrisée par le fils Bonham. Régis m'en a fait encore part cet après-midi. Au tout début du concert, le groupe semble resserré sur lui-même comme pour faire corps face à la pression médiatique qui, supposons-le, fut certainement difficile à affronter. Jimmy élégant comme jamais, a revêtu un long manteau, un boléro sur une chemise blanche du plus bel effet tandis que les trois autres arborent des tenues beaucoup plus sobres.
    Les plans cinématographiques, entrecoupés d'images bootlegs, tout comme le DVD de 2003 sont précis, peut-être parfois un peu rapides ne restant pas assez longtemps sur les musiciens. Ramble On comme je l'avais précisé lors du compte-rendu de la séance de cinéma du 18 octobre, ralentit le rythme de fort belle façon, Plant chantant admirablement bien le premier couplet mais aussi le reste. Ramble On est enchainé à Black Dog qui, de toute évidence, provoque un enthousiasme débordant dans le public. Côté musiciens, John Paul Jones est impressionnant de dextérité sur sa basse, Jimmy Page ajuste de fort belle façon le solo que tout le monde connaît depuis plus de 40 ans et le gamin aux fûts déploie une énergie sans précédent. Enfin si, celle que déployait son père lorsqu'il était encore de ce monde. Dommage à ce propos que le réalisateur ne soit pas resté un peu plus longtemps sur la performance de Jason.
    Le premier grand moment de ce show réside dans l'interprétation d'In My Time Of Dying. Le son y est puissant une fois de plus et les quatre compères, le sourire aux lèvres se font véritablement plaisir, un peu comme si Carruthers avait guetté voire même épié la moindre complicité. Sa patience sera donc couronnée de succès puisque tout du long, la bonne humeur sera de rigueur. Au cours de ce morceau important de Physical Graffiti, Plant délivre une véritable prouesse vocale.
    Le second grand moment, pour moi, c'est For Your Life, extrait de Presence, Plant annonçant que ce titre n'avait jamais été interprété live. Intro une nouvelle fois pachydermique. Effectivement, le son de batterie pourrait s'apparenter au passage d'un troupeau d'éléphants d'Afrique, relayé par ce riff de tueur comme si ensuite, rien ne serait susceptible de repousser. Putain, la claque !!!!!!!!!!!! Je connaissais naturellement la version de Presence, album que j'aime bien pour ma part, mais là, à l'O2, elle fut foutrement transcendée. Putain ouiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!!!! Et puis, les lights furent absolument magnifiques. Bluffé, le Phil. Présentant Trampled Underfoot comme étant le Terraplane Blues de Led Zeppelin, Plant chante bien même si sur ce titre, il ne monte pas autant sur les "OOOOhhhhh"qu'il ne le faisait à l'Earls Court en 1975. La rythmique, encore une fois, est pesante et octroie au morceau une coloration très puissante. Sur la fin du morceau, Page et Plant se rapprochent afin d'exécuter leur petit gimmick guitare-voix.
    Nobody's Fault But Mine et ses contre-temps magiques ravissent le public et l'on se prend à admirer quelques jolies femmes dans l'assistance.
    Encore une fois, Carruthers aurait pu peut-être s'arrêter davantage sur la performance de Jason (notamment sur les contre-temps que j'évoquais précédemment) tant celui-ci s'efforça de respecter jusque dans la moindre frappe, ce qu'exécutait son défunt père. Putain, il s'en tire vraiment bien, le gamin qui, à ce moment précis, porte de magnifiques Ray Bans. 3ème grand moment !!!!
    L'intro au clavier si reconnaissable entre mille de No Quarter résonne dans l'O2 pour ce qui va être une version grandiose avec un John Paul Jones faisant preuve d'une maitrise rarement atteinte par un musicien. Ceci dit, je continue d'adorer les versions live de 1973. Mon 4ème grand moment.
    C'est sur un petit raté pagien que démarre Since I've Been Loving You dont la version proposée ce soir-là, fut de toutes les façons très belle sans pour autant rester dans les annales. Plant a parfois du mal à monter mais Jonesy tient bien bien la baraque. Dazed And Confused est interprété dans une version bien plus courte évidemment de même que le gimmick où Page, muni de son célèbre archet, use de son Theremin pendant quelques minutes.
    C'est un Plant seul devant son micro accompagné d'un Jimmy qui s'est emparé de sa double manche qui débute un Stairway To Heaven particulièrement émouvant. L'image est parfaite mais sur la partie rapide, l'on se prend à constater de nouveau que les prises de vue sur les musiciens sont brèves notamment pendant le solo final. "Ahmet, we did it !!!" (Ahmet, nous l'avons faite !!!") s'écrie Robert Plant à l'attention du défunt président d'Atlantic Records.
    C'est au tour de The Song Remains The Same suivi de Misty Mountain Hop (titre pour lequel sur le boot, Plant invitait Jason à chanter le tout premier vers de I Can't Quit You Baby supprimé du DVD et du cd : comme quoi le fait de conserver des bootlegs s'avère être très bon).
    Nous en parlions encore cet après-midi : plutôt qu'un Misty Mountain Hop, nous aurions peut-être vu un Heartbreaker puisque la tonalité de ce live s'avérait être celle de la puissance et de la lourdeur. Heartbreaker s'inscrivait parfaitement dans cette lignée. Mais bon....
    Et là.............et là, on atteint l'extase avec la version de Kashmir. Je persiste et signe : c'est une des meilleures entendues jusqu'ici si ce n'est la meilleure. Un Plant royal dans son interprétation, un Jonesy atteignant des sommets, un Jimmy alignant magistralement le riff lancinant de ce morceau mythique et un Jason transcendé qui n'a qu'une envie : faire plaisir à ses illustres parrains (Plant est son parrain, ne l'oublions pas, l'expression prend ici à la fois une dimension affective et musicale). Et puis, il y a le backdrop et les lights qui, peu à rougissent, montrant à quel point cette version est incandescente. Mon 5ème grand moment et surtout LE coup de coeur de cette prestation. 10 minutes de pur bonheur !!!!!!!!!!!! Putain, la grande classe qui me fait dire aujourd'hui, qu'il y a "Led Zeppelin et les autres !!!!!!!!" Whole Lotta Love et Rock And Roll suscitent de toute évidence un panard absolu tant les versions et prises de vue emportent tout sur leur passage. Comment ne pas essuyer non plus une petite larmichette lorsque le concert prend fin ? Ce que fera Jason dans sa loge. Les 3 anciens le remercient chaleureusement et il est d'ailleurs fort dommage de ne pas avoir conservé le court passage où Page, Plant et Jones s'abaissent devant le kit de Jason pour lui marquer leur respect et leur admiration de façon également à signifier à John qu'il peut être fier de son rejeton.

    Le DVD bonus, quant à lui, présente les répétitions enregistrées aux Shepperton Studios le 6 décembre 2007 soit 4 jours avant le show. Il est effectivement intéressant d'entendre les toutes premières versions de titres que le groupe n'avait pas interprétés depuis des années. Ceci dit, Carruthers n'est pas exempt de tout reproche dans la façon d'avoir filmé ce document. En effet, tout est filmé de très loin et l'on peut de temps en temps apercevoir les musiciens sur le grand écran. Maigre consolation, ce qui fait que ça ne donne pas véritablement envie de revoir le dit document. Par ailleurs apparaît également l'intégralité du reportage évoquant la venue de Led Zeppelin à Tampa en 1973. Nous aurions sans doute préféré un petit documentaire tourné en 2007 révélant les confidences des quatre compères.

    Malgré ces quelques réserves, il n'en demeure pas moins vrai que Celebration Day est un document précieux, magique et surtout HISTORIQUE tant par la puissance qui s'en dégage que par l'évènement qui fut capté ce soir-là. Et l'on se prend même à regretter qu'il n'y ait pas eu de suites.
    Led Zeppelin termine sa carrière sur un coup d'éclat. D'ailleurs, certains autres "vieux groupes" feraient bien d'en prendre de la graine plutôt que de jouer les tributes de luxe. Au moins, le groupe a toujours été honnête avec lui-même et ses fans.
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    Re: chroniques personnelles

    Message par sykes-shenker le 30/8/2017, 17:33



    Deep Purple come taste the band 1975

    Voici l'album qui m'a fait aimé DP et découvrir le talent immense de Bolin.Véritable prodige américain, il succédera à Blackmore âprès que Coverdale se soit souvenu de lui en écoutant Spectrum de Billy Cobham.
    Cet album est une véritable petite perle et est considéré aujourd'hui comme un des meilleurs studio du groupe.
    C'est le titre comin' home qui ouvre le bal avec un rock bien énergique et une dynamique incryable avant que le funk apparaissent et joue un aspect important sur des titres géniaux comme Gettin' Tighter ou i need love.Sur ces derniers titres, Bolin y sort des soli incisifs et revigore indéniablement le groupe.Love child, dealer ou Lady luck completent parfaitement le tableau avec des riffs assassins et l'album se conclut par la superbe ballade you keep on movin' qui reste un des sommets de l'album.

    L'album met en avant le jeu et la forte personnalité de Bolin (8 titres sur 10 composés par lui) qui apporte une force supplementaire et qui se confirmera par la compil' days may come days may go et les jams du groupe avant la sortie de l'album.Le groupe en lui même est en forme même si on entend peu Jon Lord ici.

    Absolument une vraie merveille

    gettin tighter

    i need love
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    Re: chroniques personnelles

    Message par sykes-shenker le 30/8/2017, 17:47



    the Allman brothers band live one way out 2004


    Il s'agit du live issu de la tournée de l'album hittin' the note.Ce live confirme que les Allman sont au sommet musicalement notamment par la paire magique Haynes/Trucks qui emmènent le groupe vers des sommets de musicalité rarement égalé.
    Des incontournables (statesboro blues, every hungry woman, whipping post..) aux nouveaux titres (rockin horse, Desdemona, instrumental illness..), tout est broyé , déchiqueté, allongé à ravir par le groupe qui s'appuie sur une rythmique formidable (Jaimoe/Trucks aux drums et l'extraordinaire Oteil Burbridge à la basse) et permet de mettre en valeur les géniaux Trucks/Haynes en avant ainsi que les vocaux de Gregg Allman qui n'a jamais peut être jamais aussi bien chanté!

    A must have comme disent les Britishs!

    desdemona

    woman accross the river


    Dernière édition par sykes-shenker le 30/8/2017, 17:51, édité 1 fois
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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 17:51



    J'ai réécouté ce live de George Thorogood il y a quelques semaines. Cela faisait une bonne dizaine voire quinzaine d'années que je ne l'avais pas sorti. Et franchement quelle claque !!! De Who Do You Love à Reelin' And Rockin', aucun temps mort !!!!! Le ThoroGOD enchaîne les titres muni d'un turbo compresseur avec une mention particulière pour I Drink Alone, Madison Blues et bien évidemment Bad To The Bone popularisée par le film Christine de John Carpenter. Un superbe live où le public se montre très présent....VRAIMENT !!!!!!
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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 17:52



    Pas le live le plus définitif du J.Geils Band, assez loin derrière Full House et Blow Your Face Out mais cela reste bigrement un très bon concert enregistré à Clarkston près de Detroit. Dommage qu'il ne soit pas plus long car l'énergie dégagée sur ce live méritait bien une double dose (format LP, le seul, le vrai, l'unique) de rock teinté de chaleureux rhythm and blues.
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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 18:02



    Revoir tous ces artistes sur une même scène, personne n'y croyait plus, moi le premier...Au Japon, bien évidemment car ça ne pouvait que se tenir là. La cerise sur le gâteau aurait été d'organiser ces joyeuses retrouvailles là où presque jour pour jour (à 3 semaines près), on aurait célébré les 35 ans du mythique double live One Night At Budokan.

    On ne va pas pour autant bouder notre plaisir. D'autant plus que pour certains, ils ont été virés par le blond guitariste de façon que nous qualifierons d'expéditive. Nous pensons tous bien sûr à notre ami Graham Bonnet qui devait assurer le concert de Reading en 82 et qui, pour des raisons liées à ses écarts de l'époque, avait été remplacé au pied levé par l'indéboulonnable Gary Barden.

    Tout ceci paraissait donc oublié lors de cette occasion unique. Et voici donc nos compères partis pour un show puissant, doté d'un son parfait. Le Schenk se charge d'entamer les hostilités avec un petit solo très aérien Searching For Freedom (absent du LP) suivi d'un Into The Arena toujours inspiré et vibrant à la fois. Puis, c'est au tour d'Attack Of The Axeman d'être interprété un octave plus bas (ce qui n'est pas plus mal au final) par le vocaliste historique du MSG à savoir Gary Barden. La section rythmique orchestrée par nos deux routards inséparables (Chris Glen et Ted McKenna du Sensational Alex Harvey Band, groupe honteusement oublié) bastonne sévère notamment sur Victim Of Illusion, pachydermique (fallait que je le mette) à souhait et Cry For The Nations. Ce qui suit s'avère être un grand moment de ce live. En effet, déjà que j'adorais ce titre, Let The Sleeping Dogs Lie. Mais là, le groupe nous propose une version dantesque avec un Schenker en grande forme. Ca en file des frissons parce que comme beaucoup ici, on a usé le vinyle de One Night At Budokan...La contribution solo de Barden se conclut sur un Armed And Ready à couper le souffle. D'ailleurs, Coast To Coast (qui ne figure pas sur le LP) permet à notre généreux vocaliste de......souffler pour laisser la place au Graham....

    Assault Attack, sans doute l'un de mes titres préférés du Schenk, tout comme d'ailleurs l'album du groupe qui porte le même nom, nous rappelle que Graham Bonnet est toujours aussi convaincant vocalement même si cette version aurait tendance à montrer ses limites tant notre ami est amené à forcer sur certaines notes. Le toucher guitaristique du Schenk est intact (notamment sur le bridge d'Assault Attack) nous ramenant non sans émotion 35 ans en arrière. Bonnet revient bien sur un Desert Song d'une redoutable efficacité épaulée par les coups de butoir de la basse de Chris Glen. Le public, quant à lui, est de toute évidence en transe, se faisant entendre généreusement tout au long de ce double live, un public qui sans doute se dit qu'il assiste à un évènement historique. Clair que ça ne se reproduira de sitôt après la tournée européenne 2017, tournée qui, bien évidemment, ne passe pas par la France... :grr: Pour clore la période Bonnet, le Schenk opte pour un Dancer sympa mais bon, reconnaissons qu'il y avait bien mieux : Broken Promises, Searching For A Reason ou même Rock You To The Ground sont autant de titres bien supérieurs à ce Dancer assez convenu au final. "Allez, salut Graham, tu as accompli ta tâche avec brio et professionalisme, dépêche-toi, y a Robin (McAuley) qui trépigne d'impatience pour fouler les planches du Tokyo Forum et interpréter ses 3 titres (This Is My Heart, Save Yourself et Love Is Not A Game) issus des albums auxquels il a participés. Oui mais avant, t'attendras, mon Robin, parce qu'il y a l'instru Captain Nemo qui met en exergue toutes les qualités guitaristiques de notre blondinet."
    Tenez à ce propos, il demeurera le chanteur qui sera resté le plus longtemps au sein du combo. Ce n'est pas anodin quand on connaît le tempérament imprévisible du Schenk.

    On n'oubliera pas non plus que ce dernier a fait partie d'un des groupes les plus racés du hard rock britannique, à savoir UFO, quintet ayant bénéficié d'un succès d'estime et ce en partie, grâce à un autre double live lui aussi devenu mythique. Intitulé Strangers In The Night, cet album live distille tout ce qu'il y a de plus beau dans le hard rock : la beauté, la virtuosité et l'énergie. C'est donc logiquement que notre Germain préféré, accompagné de notre bien-aimé Mac "au lait" (et cela, c'est "fort de café") s'embarque dans une réinterprétation de Shoot Shoot, Rock Bottom qui sans atteindre les sommets de Strangers In The Night, tient bien la route pour ce dernier titre.

    Pour le final, on réunit toute la "famille" pour un Doctor Doctor endiablé. Le mélange des trois voix est un peu particulier mais bon, on ne leur en voudra pas. Déjà qu'ils sont venus, oubliant pour certains, les griefs qui les ont opposés au Schenk. C'est vraiment touchant.

    Ce live, de toute évidence, va occuper une place de choix dans la longue discographie du blond six-cordiste pour deux raisons :

    1-Bien évidemment pour l'aspect "réunion de famille" cité plus haut. Et cela, le Schenk l'a bien compris car en toute logique, les fans de la première heure vont se ruer dessus pour entendre notamment des versions live des titres d'Assault Attack avec Graham Bonnet car c'est effectivement là que se situe le côté le plus intéressant.

    2-Pour les interprétations dont la qualité est, reconnaissons-le, loin de faire ombre au légendaire One Night At Budokan probablement indépassable certes mais ce Fest Live de par ses versions totalement régénérées, n'est pas loin derrière. Certainement en passe de devenir un grand live dans les années à venir.
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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 18:09



    Quand elle est revenue sur le devant de la scène en se produisant en 2014 pour 22 concerts à "l'Hammersmith Odeon" de Londres aujourd'hui "Eventim Apollo", on ne donnait pas cher de la grosse dondon". Bah oui, elle avait grossi et au niveau voix, on ne savait pas trop où on en était. Alors oui, elle avait continué à publier des albums (dont l'excellent Aerial) et donc dans ce cas-là, il est toujours facile de trafiquer une voix. Remarquez pour un live aussi avec les overdubs. Les concerts pour elle, c'était terminé depuis belle lurette depuis...........1979, date de la publication du frustrant live riquiqui On Stage (4 titres !!!!!) enregistré au même endroit.

    Et puis donc 2014 voit notre miss revenir après avoir été anoblie par la Reine. Nous proposant un spectacle ambitieux en trois actes pour lequel, on regrettera d'ailleurs, qu'un DVD n'ait pas été enregistré pour l'occasion, la diva, volontairement en retrait (puisque déjà sur la pochette, son nom n'est même pas mentionné : The KT Fellowship) nous ensorcelle grâce à cette voix inoubliable, aérienne et enivrante. Un univers à part que celui de Kate Bush qui, volontairement fait l'impasse sur l'immense Babooshka (mais qui nous gratifie de superbes versions bien pêchues de Hounds Of Love et Running Up That Hill), un univers qui vous transporte dans des stratosphères aussi envoûtantes les unes que les autres, passant çà et là par du folklore irlandais sur Jig Of Life mais aussi par des mélodies qui vous bercent, vous transportent et vous emmènent pour un long voyage initiatique, un long voyage pour lequel vous espérez qu'il ne s'arrêtera pas. Quand on écoute Hello Earth, on retrouve la "belle" avec ce qui a fait toute sa renommée. SA VOIX !!!!!!!! Ca vous prend vraiment aux tripes, ce truc !!!!! La face B intitulée The Ninth Wave de l'album Hounds Of Love est dignement interprétée durant l'Acte II.

    Tout ceci est très théâtral à la vue des photos proposées dans le livret joint au triple CD. Pour son retour, la diva avait donc mis les petits plats dans les grands, s'entourant ainsi de grands musiciens comme entre autres Omar Hakim aux futs, David Rhodes à la guitare et Jon Carin aux keyboards. Bref du beau monde pour immortaliser cet évènement qui se conclut sur une interprétation intégrale du deuxième CD d'Aerial (sorti en 2005) intitulé A Sky Of Honey. Que de frissons à l'écoute de ce magnifique live vraiment surprenant. Enfin, pas tant que ça car en ce qui me concerne, je savais pertinemment que son talent était intact. De quoi, finalement vous mettre l'eau à la "Bush" pour écouter cet album vraiment magique...
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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 18:13



    Qu'il est talentueux, ce Jonny Lang qui, dans sa musique, mêle blues, gospel, pop, rock et soul. Voix rugueuse gorgée de feeling, il nous propose dans ce Live At The Ryman un large panorama de son répertoire riche en mélodies accrocheuses. Cet artiste s'est surtout fait connaître en 1997 avec l'album Lie To Me qui, à l'époque, obtint un succès d'estime. Depuis 4 albums supplémentaires ainsi que cet album live sont venus étoffer la carrière du monsieur. Je ne saurais que trop vous conseiller de vous pencher sur sa discographie qui mérite le détour sans aucun doute.
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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 18:15



    Dumpy, de son vrai nom, Graham Dunnell est le grand copain de Lemmy de Motörhead et a toujours été un grand fan de blues rock. Raison pour laquelle, il monta en 1981 son groupe Dumpy's Rusty Nuts qui publia en 1982 un single énergique Just For Kicks évoquant le monde des bikers dont il fait partie puis un deuxième Box Hill Or Bust quelques mois plus tard. Puis 83 correspond à la sortie de ce double live (comme premier album, c'est osé) intitulé Somewhere In England enregistré dans l'étuve du Marquee à Londres. Le groupe n'a jamais véritablement percé, faute de soutien, et ce, malgré la virtuosité de Dumpy à la guitare. Il continue de se faire plaisir en jouant dans de petites salles en Angleterre et se faire plaisir, c'est bien là, l'essentiel.
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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 18:21



    On a un peu tendance à trop oublier Camel, groupe britannique sous la coupe du talentueux guitariste Andy Latimer qui a toujours été dans l'ombre du Floyd dans les 70's. Et pourtant, ce groupe a publié d'excellents albums de rock progressif tels que Mirage, The Snowgoose, Nude, Moonmadness et Rain Dances. Ce double live intitulé Coming Of Age enregistré au Billboard Live de Los Angeles le 13 mars 1997 et publié en 1998, vous plongera dans l'univers très aérien et donc apaisant du groupe. Allez-y, tentez l'expérience, vous ne serez pas déçus....
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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 18:23



    Très bon live du groupe avec Brian Robertson enregistré le 9 juin 1983 à Sheffield. Le gamin puisqu'à l'époque c'était à l'époque un gamin comparé à Phil Animal Taylor (fan de Thin Lizzy, c'est d'ailleurs pour ça qu'ils sont allés le chercher pour l'intégrer à Motörhead) et à Lemmy, nous balançait des riffs de tueur notamment sur Go To Hell, Back At The Funny Farm, Shine et, Dancing On Your Grave avec ceci dit toujours cette subtile petite pointe d'harmonie qui fait la différence.
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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 18:26



    Réécouté récemment cet excellent live dégoté à sa sortie des Snakes, groupe composé des redoutables artilleurs que sont Micky Moody et Bernie Marsden, épaulés qu'ils le sont par le talentueux Don Airey aux keyboards. Ne cherchez pas de titres de 1987 ou Slip Of The Tongue, y en a pas, c'est que du Whitesnake première période, sans fioritures, sans artifices, bien roots, bref que du bon. Qu'il est bon de ré-entendre ces bons vieux Sweet Talker, Trouble, Ready An' Willing, Wine Women An' Song, Slow An' Easy et Don't Break My Heart Again. J'aurais bien voulu un p'tit Black And Blue mais bon, faut pas en trop en demander. L'ami Jorn Lande s'en sort bien plus qu'avec les honneurs à tel point qu'on a l'impression d'entendre le sieur Coverdale à son apogée. 'tin, ça fait du bien.........
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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 18:28



    Il y a des albums qu'on achète pour leur pochette. Ce fut le cas le 26 octobre 1982 pour cet album de Rage qui n'est pas à confondre avec le Rage allemand. Donc, Je l'avais acheté pour sa pochette et ce Long Way From Home que j'avais entendu, je ne sais plus où (Wango Tango, peut-être....) et j'avais tout de suite accroché pour son rythme binaire. L'album Nice'n'Dirty lorgne vers un hard rock mélodique (American Radio Stars, Heartbreaker) mais aussi une musique binaire grâce également un Silver And Gold des plus efficace. Un album bien sympa, pas transcendant mais sympa.
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    Re: chroniques personnelles

    Message par sykes-shenker le 30/8/2017, 18:31



    the rides pierced arrow 2016


    The Rides réalise ici son deuxième album.Je vais être clair: chef doeuvre et peut être avec le Loud Hailer de Jeff Beck, mon album de l'année 2016!
    Stills, Sheppard et Goldberg signent tous les titres sauf une reprise de Muddy Waters.Il sagit de classic rock typiquement seventies avec une musicalité superbe.
    Tous les titres sont parfaitement écrits et arrangés, les musiciens dominant parfaitement leur sujet.Le son est tout aussi bon et les bonus de très haute volée.
    Un album "must have" comme disent les anglo-saxons!

    by my side

    virtual world
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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 18:33



    C'est l'actualité qui voulait ça en 2015 ça mais réécouter un live de Grand Slam capté à Glasgow le 30 octobre 1984, ça fait du bien. On ne peut pas faire plus confidentiel que ce groupe-là tant il a passé son temps à courir après un deal discographique afin d'enregistrer un premier album studio et ce, sous la tutelle d'un Phil Lynott motivé surtout qu'à l'époque, il était sacrément entouré avec un Mark Stanway débauché de Magnum aux claviers, un talentueux Laurence Archer de Stampede (un groupe qui, lui non plus n'aura pas eu de bol dans son parcours discographique), Robbie Brennan, batteur du Phil Lynott Soul Band et Doish Nagle des Bogey Boys. S'engageant, ils vont s'engager dans une tournée UK sans lendemain ce qui contraindra Phil Lynott à saborder le projet à tel point qu'il regrettera d'avoir arrêté Thin Lizzy un an plus tôt. Grave erreur en effet car Lizzy, non content d'avoir un superbe album intitulé Thunder And Lightning en 1983 qui donna lieu à une superbe tournée avec pour points culminants des shows dantesques au légendaire Hammersmith Odeon de Londres en mars 1983 puis le concert de Reading qui, fut d'un point de vue émotionnel, très fort. Tout ceci donna lieu au double live Life qui parut en novembre 1983. Grand Slam disposait de toute évidence d'un très bon potentiel et ce, grâce à des titres franchement percutants comme le single Nineteen qui, lui, en fait sortira en fait après ce concert écossais. Bien évidemment, des années plus tard, des sorties postérieures d'albums live dont celui-ci se sont produites ainsi des sessions de studio que l'on retrouve sur le digibook The Studio Sessions.

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