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    Message par sykes-shenker le 30/8/2017, 10:59



    Warren haynes ashes and dust 2015

    En 2011, le guitariste de la Mule sortait un album teinté de soul et de blues avec le génial Man in motion.4 ans plus tard, il revient en surprenant ses fans avec un album très orienté americana, bluegrass et country.Au cours des interviews promotionnelles, il a avoué avoir toujours aimé ce genre de musique et d'avoir souvent composé de cette façon!
    Soyons clair, ce contre pied musical est en tout point exceptionnel et classe Ashes and dust comme l'un des plus réussis de ce XXIème siècle débutant.Accompagné de l'ensemble Railroad Earth, Haynes délivre une performance vocale et instrumentale (surtout acoustique et slide) absolument phénoménale!
    Composé de 4 covers et de 8 compositions, les arrangements sont tout simplement parfaits, toujours au service de la mélodie et du chant.Il faut savoir que certains titres sont vieux de plusieurs dizaines d'années comme"Is It Me Or You", un des titres les plus intimes du guitariste et qui ouvre l'album.Le chant de Warren y est déchirant et hyper émotionnel. Superbe!
    Le titre suivant est "Coal Tattoo", cover de Ed Wheeler, à nouveau parfaitement interprété dans une belle version country avec un fiddle qui soutient très bien le chant de Haynes.
    Arrive ensuite "Blue Maiden's Tale", superbe ballade composé par Warren, qui met en avant la finesse et la classe de Railroad Earth. Chanson belle et douce comme sait si bien les écrire le leader de Gov't Mule.
    La chanson "Company Man, nouvelle composition, est un des sommets de l'album, assez rythmée (pour l'album!) et où Warren brille à la slide.
    le titre"New  Year's Eve" arrive ensuite. Titre d'une grande douceur, intimiste, le chant est mis en avant parfaitement.
    Voici maintenant un des autres sommets (le sommet ultime?) de l'album: la cover d'un titre de Larry Rhodes, "Stranded In Self Pity". Vieux titre de jazz blues, chanté divinement par Warren, dont le jeu de guitare brille ici de feu de dieu! La présence du violon et du fiddle nous renvoie aux années 30 et 40 avec une partie instrumentale (après les 3 minutes 30) extraordinaire! virtuosité et musicalité sont au sommet!
    l'acoustique slide annonce le titre "Glory Road"(de Raymond Sick)... que dire sinon que le niveau reste très élevé avec les instruments à cordes présent (ahh ce banjo!)...
    La chanson "Gold Dust Woman" de Steve Nicks que Warren interprétait souvent avec Grace Potter en live est enfin joué en studio...le résultat est étincelant avec un parfait duo avec Grace Potter. Il s'agit d'une version acoustique remarquable.
    Une nouvelle composition de Haynes déboule avec "Beat Down The Dust" qui continue a laisser un niveau superbe à l'album avec une guitare acoustique bien mise en avant.
    Nouvelle ballade avec "Wanderlust" écrite par Warren, avec un rythme lancinant, country ancienne, très bien joué.Très beau jeu de slide !
    Le titre "Spots Of Time" fut joué quelques fois par les ABB et fut le premier "single" de l'album. Rien à dire si ce n'est que c'est toujours aussi divin. La partie de gratte instrumentale vaut largement le détour ."Halleluyah Blvrd" est l'avant dernier titre de l'album...aucun signe de faiblesse !
    Et enfin "Word On The Wind" conclut magnifiquement l'album !
    En conclusion, cet album est une vraie merveille, parfaitement interprété et mise en valeur au niveau des arrengements par le railroad earth.
    Sans aucun doute un des albums ultime de cette belle année 2015!

    is it me or you

    stranded in Self-Oity

    PS1: pour ceux qui ne sont pas d'accord , on fait une seconde chronique contraire à la mienne.Mais une seule pas plus, comme il n'y en aura pas d'autre de façon positive...

    PS2: pour les liens you tube je n'ai pas pris le lien "you tube" mais la fonction "lien" pour ne pas alourdir la page....


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    Message par Winslow le 30/8/2017, 12:27

    Ce disque est immense et vraiment exceptionnel.
    Personnellement je suis beaucoup plus réservé sur le man in motion que je trouve simplet et peu inspiré (même si les guitares et la voix et le groupe restent du très haut calibre).

    La tournée qui a suivi a été exceptionnel, les presque 3 heures de concert à Milton Keynes (avec Bernie Marsden en jam aux rappels) resteront un des plus beaux concert auquel j'ai assisté.

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    Message par Phil le 30/8/2017, 12:34

    Je l'ai présenté au Club d'écoute musicale.
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    Message par sykes-shenker le 30/8/2017, 12:45

    SVP ne faites pas de commentaires (positive ou negative).On ne met ici que les chroniques!!
    Winslow, j'adoore man in motion et toi beaucoup moins.
    Faisons chacun une chronique opposée! Wink
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    Message par sykes-shenker le 30/8/2017, 12:52



    Gov't Mule revolution come revolution go 2017

    Cela fait quatre ans que le groupe n'était pas entré en studio, c'est à dire depuis la réalisation de l'album Shout! (2013)
    Cet album, je le dis clairement, est une pure merveille, un sommet musical et artistique.
    Ecrit et réalisé sous l'ère Trump, il n'est pas à proprement parlé un album "politique".Mais la société américaine si en colère est parfaitement représentée par le climat général de l'album (y compris ses bonus tracks).La diversité des genres abordés est flagrante (hard rock, soul, jam jazz rock, funk, ballades..) et montre une fois encore la richesse hors normes du groupe.La classe est présente par la fusion qui existe entre les quatre musiciens.Les titres sont parfaitement arrangés et le rôle de Carlsson et Louis dans ce domaine est un atout considérable.
    Voici un track by track:

    1) stone cold rage fut le premier single du groupe et une franche réussite.Le riff, la colère qui s'en dégage ainsi que sa noirceur font mouche et la partie instrumentale est très bien arrangée.5/5

    2) Drawn the way continue dans le domaine du rock avec son intro très AC/DC avant de se diriger vers un riff typiquement "mulien".La aussi, le chant de Haynes est remarquable et la seconde partie du titre nous emmène vers un jam de haute volée!5/5

    3) ]pressure under fire est le second album de l'album et là encore on est en terrain connu.Superbe mélodie, et solo somptueux plein de feeling du maitre.5/5

    4) ]the man i want to be : titre très personnel écrit par Haynes, la beauté de cette composition est absolument parfaite.Rien à dire, la grande classe! 5/5

    5) ]travellin tune est une superbe ballade, introspective, parfaitement illuminé par le jeu tout en feeling de Warren Haynes armé de son bottleneck.5/5

    6)Thorns of life tout simplement un des sommets de l'album.Sommet d'émotion, ce titre est une des plus belles réussite de toute la carrière du groupe.Changements de rythmes, fusion incroyable du jeu des quatre protagonistes...A écouter plus qu'à décrire!5/5

    7) Dreams and songs est un titre hyper personnel de Warren Haynes.Un autre grand moment d'émotion avec une montée bourrée de feeling notamment par la présence de choeurs féminins .5/5

    8 ) Sarah surrender le titre soul de l'album.Mais je dirais un outtake de l'album Man in Motion de la carrière solo de Haynes plus qu'un titre de Gov't Mule.La précision de Matt Abts, qui se prend ici pour Al Jackson Jr, est absolument diabolique et pleine de groove!5/5

    9) Revolution come..revolution go....un autre chef d'oeuvre, un titre qui emmène le groupe vers des contrées beaucoup plus jazz rock sur son final, avec un Danny Louis et un Matt Abts absolument extraordinaires!La version avec trompette jouée par Louis en alternate take sur la version deluxe de l'album est tout aussi géniale..5/5

    10) Burning point le titre funk de l'album.Présence très belle de Jimmy Vaughan.Rien à dire, très belle compo! 4.5/5

    11) Easy Times La classe et l'émotion dans cette ballade composée par le maitre et qui est une franche réussite! 5/5

    12) Dark was the night, cold was the ground..la seule cover de l'album mais là encore quelle réussite, quel classe!.Le groupe est en feu, l'harmonie atteint ici son paroxysme sur ce vieux blues de Blind Wille Johnson réarrangé et paroles ajoutées pour l'occasion.Le jeu de slide d'Haynes, le piano de Louis, le feeling d'Abts brillent de mille feux comme lorsque le groupe reprenait (avec Woody à la basse) If i've had a possession over judgement day à la fin de l'album life before insanity...Ce feu que l'on peut retrouver, cette intensité sur in my time of Dying du Dirigeable.. .5/5

    trois bonus studio:

    13)What Fresh hell..est dans la lignée de stone cold rage..Riff et melodies sombres mais en plus une recherche sonore instrumentale par Haynes absolument lumineuse! un très très bon titre! 5/5

    14) Click track..là aussi un titre très hard rock, parfaitement réussi avec un jeu agréssif et plein de feeling du maitre...5/5

    15) outside myself..seul titre dont la musique est signée seulement carlsson et les paroles Haynes (qui garde l'exclusivité des paroles du groupe) est une très belle ballade là aussi parfaitement réussie...5/5

    Il y a plusieurs points sur lesquels je veux revenir et développer:

    1)la production signée Haynes, Gordie Johnson et Don was.. est parfaite! la clareté des instruments, la dynamique et l'occupation de l'espace sonore est maitrisée et aide au climat et à la réussite de cette galette...

    2) le jeu du groupe]: Haynes a (re)trouvé beaucoup plus de diversité dans son jeu de gratte avec recherche sonore par exemple, se montre un chanteur toujours aussi flamboyant, Jorgen Carlsson nous montre de plus en plus (voir aussi Planet of the Abts) qu'il est un arrangeur, un compositeur de très grande qualité et un bassiste hors normes, Danny Louis lui aussi est sublime par ses interventions inspirés et subtils (voir notamment ses parties sur revolution come ou dark days..) .
    Une place particulière doit être donné à Matt Abts..peut être signe -t-il ici sa meilleure performance studio!.Son jeu est d'une clareté, d'une netteté, d'une précision et d'une technicité absolument extraterrestre! un niveau musical peut être jamais atteint par un batteur sur disque rock...Tout au long de l'enregistrement, son jeu de cymbales est flamboyant et aide énormement à donner une beauté supplémentaire aux titres ainsi qu'à mettre en avant le jeu de ses partenaires!

    Bref un must have comme disent les anglo saxons!!

    drawn this way

    dark was the night, cold was the ground
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    Message par Phil le 30/8/2017, 12:59

    Un grand disque. cheers cheers cheers
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    Message par sykes-shenker le 30/8/2017, 13:02



    the Allman brothers band hittin' the note 2003

    les Allman brothers nous reviennent avec un nouveau line up (par rapport au dernier chef d'oeuvre studio 1994 where it all begins) et une nouvelle merveille inespérée.
    Cet album est une tuerie.Il est co-produit par Barbiero (producteur de Gov't mule) et Warren Haynes (véritable chef musical du groupe avec Greg Allman).Si tout le monde avait peur qu'il sonne trop "Gov't mule", eh bien, il n'en est rien.Le son Allman brothers n'a jamais été aussi bien enregistré et mis en valeur.
    Le line up est absolument extraordinaire avec les trois membres originaux du groupe (Greg Allman, Jaimoe et Butch Trucks) et les nouveaux venus: le génial Oteil Burbridge à la basse, Marc Quinones aux percussions ( déjà présent sur Where it all Begins de 1994).Le duo guitaristique est peut être le plus impressionnant jamais réunit dans l'histoire du rock: Derek Trucks (génie de la slide, neveu du batteur Butch Trucks) et Warren Haynes ( dans le groupe depuis 1990 et qui revigora complètement le groupe avec son jeu et ses compos dans Seven Turns, Shades of two worlds et Where it all begins tous indispensables).
    Les titres proposés ici sont monstrueux (deux reprises et huit compos toutes co-signés par Haynes).La musicalité est exceptionnelle et la chimie est vraiment impressionnante entre les membres du groupe.Des titres comme Woman accross the river,Desdemona, Rockin Horse mettent en avant la complémentarité guitaristique et musicale du duo Haynes/Trucks.Un sommet rare dans l'histoire du groupe et du Rock en général.La section rythmique est en très très grande forme (Trucks/Jaimoe sont toujours aussi bons quant à Burbridge il est certainement le bassiste le plus impressionnant qu'il y ait jamais eu dans le groupe: quelles lignes de basses sur instrumental illness, rockin Horse ou Desdemona permetant de belles envolées guitaristiques sur le tapis de notes qu'il tisse avec son feeling jazzy!!).
    Quant à Gregg Allman il n'a tout simplement jamais aussi bien chanté sur un album de son groupe!Il est à son sommet.
    Un des trois- quatre plus grands albums du groupe tout simplement!

    Desdemona

    rockin' horse
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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 13:15



    BLACK STAR RIDERS : Heavy Fire (2017)

    Au départ de cette aventure, beaucoup ne donnaient pas cher de ce groupe qui, de tout évidence, était perçu comme du sous-Thin Lizzy. "Ils feront peut-être un 2ème album puis peut-être un DVD live pour "payer (comme on dit trivialement) les pensions alimentaires" et puis rideau quoi........

    Un premier album intitulé All Hell Breaks Loose, produit par Kevin "Caveman" Shirley vit donc le jour en 2013 encore très marqué et très estampillé "Thin Lizzy" et ce, par le biais de titres vraiment chouettes comme Kingdom Of The Lost (qui avait un côté Black Rose), Valley Of The Stones, All Hell Breaks Loose, un album qui, pour moi, représentait ce qu'un Thin Lizzy aurait pu produire sans le monumental et regretté Phil Lynott qui restera pour moi, l'artiste ultime dans la musique rock. "Allons, allons, tu t'emportes et tu t'égares, mon bon Phil !!!!!!" La tournée passera par un Trabendo bien garni (concert d'ailleurs qui devait avoir lieu à une date antérieure), la setlist bien évidemment mixant des titres du répertoire de Lizzy à ceux de ce premier album véritablement réussi. La tournée terminée, tout le monde a cru que Thin Lizzy reprendrait du service définitivement et que l'aventure BSR serait donc à mettre aux oubliettes.

    Deux ans plus tard, même si le volubile Marco Mendoza ne fait plus partie du groupe, est annoncée la parution d'un deuxième opus The Killer Instinct tout aussi réussi que le premier, lui aussi et ce, grâce à des morceaux très inspirés comme ce superbe titre acoustique Blindsided, le morceau-titre, Bullet Blues, Charlie I Gotta Go, Soldierstown mais aussi You Little Liar. Impeccablement produit par Nick Raskulinecz, The Killer Instinct met en exergue le fait que le quintet est encore un peu prisonnier de son héritage lizzien mais en même temps, le combo se tourne vers des titres plus spontanés comme Sex, Guns & Gasoline. On y retrouve tout au long de ces compositions accrocheuses le petit solo racé qui fait la différence et puis, il y a ce chant troublant de Ricky Warwick, très "lynottien", qui perturbe et qui rassure à la fois car nous n'avons pas pris "rendez-vous en terre inconnue". Il y a pourtant un fait qui s'avère être évident : le groupe progresse. Pas seulement le groupe mais aussi un seul homme à savoir Damon Johnson qui va participer à la composition de 9 morceaux sur 10 sur l'album suivant.

    Progresse tellement vite que le son du quintet s'épaissit et surtout se démarque du son Thin Lizzy, dernier aspect qui leur avait été reproché sur les deux premiers albums. J'en veux pour preuve l'étonnant morceau-titre qui ouvre le bal. Un titre percutant, puissant et lancinant à la fois (écoutez la partie lancinante, on pourrait entendre brièvement du Sabbath) titre mis également en valeur par l'impeccable production du sieur Raskulinecz. La petite rupture du milieu du morceau que certains "spécialistes" s'accorderont à appeler un "bridge" (n'ayez crainte, je n'ai pas de dent contre eux) définit clairement les intentions du groupe : se démarquer au possible du son Lizzy (sauf peut-être les sirènes des pompiers qui,sans doute, sont censés faire un clin d'oeil à Jailbreak de Lizzy).

    On poursuit avec un morceau très simple dans sa conception pour le moins pétillant et très rythmé ayant pour nom When The Night Comes In. Jimmy De Grasso lui en veut à son kit de batterie tant celui-ci est martyrisé par sa frappe de "bucheron canadien". Un titre bien agréable qui vous donne du peps lorsque vous vous brossez les dents (tiens encore une histoire de "dents") le matin devant votre glace en répétant inlassablement "When The Night Comes In" et qui s'achève sur des choeurs féminins sympas mais pas inoubliables non plus. On n'a pas Sam Brown dans les rangs, n'est-ce pas ?

    Warwick sur Dancing With The Wrong Girl reprend ses accents lynottiens. Un titre au refrain absolument imparable avec ce petit riff qui vous emmène jusqu'au terme de ce morceau attachant, frais, certes très lizzien (même s'ils veulent s'en démarquer, certaines influences restent). On ne va quand même pas sans cesse leur reprocher, non ?

    Who Rides The Tiger, syncopé et rapide à la fois, nous cloue sur place et ce, grâce à un refrain simple mais accrocheur. Warwick chante particulièrement bien tandis que la section rythmique fait penser à un véritable rouleau compresseur épaulée par deux soli absolument énormes de la part de nos deux six-cordistes Damon Johnson et Scott Gorham. Ces deux-là, il ne faut pas les séparer car sans vouloir effectuer de comparaison hâtive, on retrouve un simili de complicité qui existait entre Robertson et Gorham. Cela dit, cela doit être beaucoup plus facile de travailler avec un type comme le Damon beaucoup plus malléable et prévisible que l'impétueux Ecossais.

    J'adore ce cinquième morceau intitulé Cold War Love qui fait, de par son rythme, légèrement penser à The Sun Goes Down de Lizzy. Très lizzien dans l'approche vocale et de par la subtilité de sa conception (petit riff lancinant qui gouverne toute la structure du titre), Cold War Love est, outre ces aspects, gorgé d'émotion et de feeling. J'en ai la chair de poule à chaque fois que je l'écoute.

    Le titre suivant, nous l'avions déjà entendu avant la sortie de l'album. Bien rythmé et accrocheur (ça ne m'avait pas tant marqué que ça au départ mais là, c'est l'évidence, c'est un très bon morceau qui s'apprécie avec le temps même si malgré tout un peu complexe dans sa structure et ce, malgré les "Testify" à répétition).

    Basse vrombissante et batterie percutante constituent le point de départ de ce morceau ô combien travaillé intitulé Thinking About You Could Get Me Killed. Ponctué d'un refrain facile à retenir, Johnson nous gratifie d'un solo haut en couleur et d'une subtilité rare. Les soli d'une subtilité rare, seul Lizzy savait les exécuter (allez-y, vous pouvez tirer à vue....) et l'ami Damon est allé à bonne école. J'aime vraiment bien ce guitariste qui, avec le temps, est devenu l'un des piliers du groupe. Gorham lui ? Il se repose....

    True Blue Kid est pour moi le morceau peut-être le plus fade de l'album. Débutant sur un phrasé à la Genocide déviant très très rapidement sur un Gettin' Betta de Pat Travers pour finalement se fixer sur un mid-tempo où Warwick répète à pleins poumons "True Blue Kid", le titre ne possède pas à mes yeux de réelle accroche et ce, malgré une volonté de bien faire.

    Ticket To Rise : tentative pitoyable de jeu de mots avec le célèbre titre des Fab Four car force est de reconnaître qu'il n'en a ni le panache ni la saveur. Je ne sais pas où le groupe a recruté les choeurs féminins mais il faudra qu'il en change au plus vite tant certaines vocalistes sont dotées de voix qui pourraient s'apparenter à des crécerelles sur le point de copuler. Un peu comme celle d'un Axl Rose au féminin....Un morceau pas forcément essentiel et qui fait suite à un autre titre pas fondamental non plus.

    Letting Go Of Me est le seul titre composé par Warwick. Ca percute bien et surtout c'est bien amené. Accrocheur à souhait, Letting Go Of Me nous montre à quel point notre ami est doué dans le processus de composition. Ce qui laisse entrevoir des perspectives réjouissantes et encore plus ambitieuses ("Allez, chut, Phil, tais-toi !!!!!!!!!!!") pour le groupe qui, soi-disant, n'avait pas d'avenir comme précisé au début de cette chronique.

    L'édition limitée comprend un bonus track intitulé Fade assez quelconque (un peu "bateau" pour être plus clair) mais agréable à l'écoute. Ceci dit, on peut être horripilés par les "na na na" scandés par les choeurs féminins (p*****, faut qu'ils les virent tellement c'est mielleux....). Voilà, je le crie haut et fort : "par pitié, je ne veux plus de choeurs "à la à la mords-moi le noeud" dans vos compos, les mecs". C'est juste là, le point négatif concernant Heavy Fire qui s'avère être un excellent album peut-être "transition" lorgnant vers quelque chose qui sera encore plus ambitieux de façon à franchir un cap pour ce groupe vraiment talentueux.
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    Re: chroniques personnelles

    Message par sykes-shenker le 30/8/2017, 13:17



    Jeff Beck live+ 2015


    Jeff Beck a 71 ans est toujour aussi exceptionnel.Considéré, à juste titre, comme l'un des derniers dieux vivant de la guitare, il nous délivre ici un live absolument remarquable.Entouré d'un line up impeccable (notamment Rondha Smith à la basse et surtout Jimmy Hall au chant), la set list mélange compos et covers.Si Beck brille de mille feux dans tous les titres, la très grande et agréable surprise du live est la prestation extraterrestre de Jimmy hall sur des titres comme Rollin and Tumblin (où Beck est complêtement déchainé à la slide!), ou a change is gonna come de Sam Cooke (mon Dieu quelle voix mais quelle voix!).
    Sorti en cd ( a quand une realisation en lp?), ce live brûle du début à la fin et montre que le géant anglais a encore beaucoup à nous apporter et à apporter à la musique.
    PS: les deux nouveaux titres studios sont monstrueux!
    A bon entendeur....

    a change is gonna come

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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 13:26



    GRAHAM BONNET BAND : Live...Here Comes The Night

    Il faut dire qu'actuellement l'actualité est particulièrement riche autour du père Bonnet. En effet, tout d'abord en 2016, nous avons eu droit à la parution d'un album sous l'appellation "Graham Bonnet Band". Intitulé The Book, ce double album comprenait donc des nouveaux titres sur un premier CD et une deuxième rondelle qui elle, proposait des standards ré-enregistrés avec cette nouvelle formation qui est venue nous rendre visite en février dernier au Pacific Rock de Cergy pour un concert époustouflant. Une formation véritablement efficace sur scène composée donc du Graham au chant, de sa compagne, ma foi, fort délicieuse Beth-Ami Heavenstone à la basse, Jimmy Waldo (rescapé d'Alcatrazz mais absent ce jour-là et pourtant crédité) aux claviers, du bouillonnant guitariste Conrad Pesinato et Mark Zonder derrière les futs.

    Puis, devant l'insistance de Michael Schenker qui souhaitait l'année dernière, réunir les différents chanteurs du MSG (Michel Schenker Group), notre Bonnetounet s'en est allé donc tourner avec le blond guitariste un peu partout sauf chez nous bien évidemment. En compensation, nous aurons droit en cadeau à un excellent live intitulé Fest Live captant ces moments magiques.

    Et puis, il lui prend l'idée d'enregistrer un album live sous la forme d'un package CD/DVD, chose qu'il n'avait jamais faite sous son propre nom et ce, dans le cadre du Frontiers Rock Festival.

    D'entrée de jeu, ce qui frappe, c'est le son. Puissant et clair, il nous permet d'apprécier à sa juste valeur, la prestation des musiciens absolument irréprochable. Bonnet lui, est sacrément en voix (j'oserais dire presque "comme au premier jour") notamment sur Eyes Of The World de Rainbow qui sert d'opener au concert. Eh oui, ce live a pour fonction de présenter sous forme de best of tous les répertoires de groupes auxquels il a participés. Nous voyageons ainsi dans du Rainbow (Eyes Of The World, All Night Long, Since You Been Gone (en fait de Russ Ballard) et Lost In Hollywood), du MSG (Dancer, Desert Song et Assault Attack (à noter d'ailleurs que sur ce dernier morceau cité, Beth accomplit une formidable prouesse à la basse)) dans Alcatrazz (Jet To Jet, Island In The Sun, God Blessed Video, Will You Be Home Tonight et Suffer Me) dans Impellitteri (Stand In Line) et dans sa carrière solo qui, il faut le dire, n'a pas marqué les esprits à part peut-être des titres comme SOS. Sur tous les titres de ce live, nous avons un batteur, Mark Zonder, pour ne pas le nommer, qui frappe comme un damné notamment sur Eyes Of The World bien pêchu et un guitariste, Conrad Pesinato qui brille à chaque fois qu'il exécute un solo parfaitement ciselé et la belle Beth, certes discrète mais également très souriante. Celle-ci aligne les lignes de basse Fender avec une "Précision" chirurgicale notamment sur un Assault Attack d'excellente facture. Ah mince, je l'ai déjà dit. Elle est envoûtante, cette femme..... Laughing

    On peut regretter cependant une seule chose. Elle concerne le public qui brille par sa grande discrétion. C'était la fin du festival ou quoi ? Une légende comme Graham Bonnet, ça s'accueille avec tous les honneurs possibles et inimaginables. On déplie le tapis rouge, on lui fait une ovation, bref on s'agenouille devant lui...Surtout pour quelqu'un qui, à l'aube de ses 70 ans, chante encore magnifiquement tout au long de ce concert....Finalement, pour un album live, ça méritait d'attendre un "petit peu".... "Chapeau", Monsieur "Bonnet"...
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    Re: chroniques personnelles

    Message par Franck le 30/8/2017, 13:31

    sykes-shenker a écrit:SVP ne faites pas de commentaires (positive ou negative).On ne met ici que les chroniques!!
    Winslow, j'adoore man in motion et toi beaucoup moins.
    Faisons chacun une chronique opposée! Wink

    3 posts + tard :

    Phil a écrit:Un grand disque. cheers cheers cheers


    Laughing Laughing Laughing Laughing

    @Sykes Schenker : j imagine que tu sais qu il existe des sites qui recherchent des chorniqueurs ? si l'envie te prends, tu devrais t y proposer ; tes chro seront lu par un plus grand nombre
    ceci dit, te voir poster 4-5 chro en si peu de temps, me fait penser que tu ne les as pas ecrites hier


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    Re: chroniques personnelles

    Message par sykes-shenker le 30/8/2017, 13:34

    mais tu es malin toi!! Very Happy Very Happy
    en effet, celles-là sont anciennes mais d'autres qui vont venir non!!
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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 13:35



    Bon, ce triple live LP de Dirkschneider, c'est de la "grosse viande" à consommer sans modération et en plus, elle n'est pas cancérigène. Les standards d'Accept (parce qu'il n'y a que du Accept là-dessus) qui ont fait la notoriété du nain paramilitaire sont envoyés dans des versions à décoiffer un moine tibétain. Mince, j'ai dû déjà la faire, celle-là....J'adorais Staying A Life, le double live, paru en 1990, qui immortalisait la tournée Metal Heart de 1985 (que j'ai vue le 14 mars de cette année-là), mais je crois que je vais aussi adorer ce triple live qui renferme des versions live inédites de Midnight Mover, Wrong Is Right, Starlight (en opener) et Losers And Winners, titres qui ne figuraient pas sur Staying A Life. Un grand live, n'en déplaise aux détracteurs.

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    Re: chroniques personnelles

    Message par sykes-shenker le 30/8/2017, 13:42





    Billy Gibbons Perfectamundo 2015


    Ce premier effort en solitaire s'intitule Perfectamundo et est une brillante réussite.Doté d'un son explosif, il comporte 11 titres dont trois covers.

    Les arrangements sont somptueux et mettent en avant tout le travail fait par le guitariste.Des titres comme sal y pimiento, Hombre sin nombre rappellent sans aucun souci ZZ Top et ses tentatives d'expérimentations fin XXème siècle avec l'album XXX.

    Ce qu'il y a de remarquable dans cet album c'est que la voix rauque du Texan passe très bien dans cet album latino, avec des touches hip hop et technoide, et que son jeu de guitare est toujours mis au service de la musique et non pas pour prouver une fois de plus qu'il est un guitariste monstrueux.Tous les soli sont parfaits, sont réellement mis au service du titre et de la musique et il n'y a aucune épate guitaristique!
    D'ailleurs, un des credo de Gibbons en studio est "less is best" (moins on en met mieux ça vaut!) ce qui donne une clarté aux titres remarquables.

    Il n'y a aucun titre faible et même la cover de Baby please don't go, est superbement arrangé.Autres Highlights: Perfectamundo et you're what's happening baby!
    Tous les instruments sont parfaitement enregistrés et ainsi on decouvre une rythmique basse/batterie de très haute volée.Toutefois le second instrument roi de l'album et quelques fois même le premier est l'Hammond B3 et les Keys utilisés qui apportent par leur son une valeur musicale supplementaire à l'album.

    salt y pimiento

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    Re: chroniques personnelles

    Message par sykes-shenker le 30/8/2017, 13:46



    Iron Maiden the book of souls 2015


    Cinq ans que l'on attendait avec impatience ce nouvel opus.Cette nouvelle offrande est double et se nomme "the book of souls".Les dernières news du groupe nous avait annoncé le cancer (maintenant guérit) de Dickinson.Quel serait alors ce nouveau studio dont on savait notamment que deux titres étaient composés par Dickinson seul, chose qui ne s'était pas vu depuis le célèbre et fameux Powerslave (1984).
    Voici mon track by track:

    1) If eternity should fail.
    Premier titre composé par le chanteur, il annonce par son introduction, une belle surprise: celle de la presence d'un synthé et d'un son digne des eighties (un peu à la Rainbow).La voix de Dickinson est nickel et le titre s'envole petit à petit avec de bons riffs et un appui indéniable sur le refrain du Jeu de Nicko qui pulse le titre à la perfection.La partie de gratte est très bien faite.5/5

    2) Speed of light
    Le seul titre connu avant le 4 septembre, il est ici parfaitement positionné dans l'album car son riff très rock tranche complêtement avec le titre plus prog de son prédécesseur.Un très bon titre, bien interprété.4.5/5

    3) The great unknown.
    Ce titre contient là aussi un bon riff avec un McBrain impérial et surtout une partie instrumentale parfaitement orchestré par los tres amigos.Dickinson est toujours en pleine forme.5/5

    4) the red and the black
    Seul titre composé par le Boss, il nous a rappelé, et à juste titre, ROTAM, par son rythme, ses cavalcades, une partie instrumentale très bien faite.Il y a aussi des references du côté de Dance of death avec le côté celtique et sautillant qui rappele No more lies ou Dance of Death.Taillé pour le live avec ses "ohohoh" chanté par le groupe, n'aurait-il pas fallu faire avec ce titre un faux accompagnement live (applaudissements en debut de titre et fin de titre etc) pour donner une dynamique plus juste à ce titre? 4.5/5

    5) when the rivers deep
    Placé comme speed of light derrière un long titre à tendance prog, ce titre tranche par son côté rock et son riff bien remuant.Un des meilleurs titres de l'album.5/5

    6) the book of souls.
    Ce titre composé par Gers et son intro acoustique, nous renvoit un peu en orient par son riff principal (Mais Gers aime ce genre:avec Fear is the key ou the Pilgrim) et nous rappele aussi Powerslave avec Losfer Words.Rien à dire c'est du tout bon! 5/5

    7) Death and glory
    A nouveau un beau clin d'oeil à Powerslave avec un faux air d'Aces High et un Dickinson toujours en grande forme.Le jeu de cymbales de Nicko fait merveille et aide au rythme du titre.4.5/5

    Cool Shadow of the valley
    Pour moi, le titre le plus faible de l'album malgré une très belle partie instrumentale.Un titre classique (qui rappele Wasted Years mais aussi plus indirectement Lord of the Flies ou Gates of tomorrow) mais qui ne s'envole jamais.3/5

    9) tears of a clown
    Après cette légère déception, ce titre en hommage à Robin Williams est tout simplement superbe avec un riff de grande qualité, un chant nickel et un jeu de cymbales toujours impréssionnant de Nicko.5/5

    10) Man of Sorrows
    Seul titre composé par Murray, il est très bon avec un rythme assez vicieux et de belles melodies.Les soli sont superbes.Un très beau titre: 5/5

    11) Empire of the clouds
    Le titre le plus attendu par les fans.Composé par Bruce, le plus long de la carrière du groupe, ce titre est tout simplement fabuleux!.D'une grande richesse, parfaitement agencé et orchestré, cette oeuvre est une merveille.L'ambiance centrale rappele aussi par instant Wishbone Ash et des titres comme Phoenix et ses jams magifiques.A écouté les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes! 6/5

    En conclusion, un des meilleurs albums de la Vierge de Fer et son meilleur depuis Brave new world.c'est un album riche aussi bien au niveau musical (par ses rappels aux eighties mais aussi à leurs influences) qu'au niveau des instruments (synthé, cors,orchestration...).Dickinson réalise une de ses meilleures performances vocales depuis son retour en 1999.La production de Shirley est sa meilleure réalisée à ce jour et met parfaitement en valeur les differents musiciens.Sa prod' donne un côté direct et live aux compositions et une fraicheur indéniable à l'album.Les trois guitaristes sont en pleine bourre et la rythmique tient bien sûr largement la route.Le jeu de McBrain est très aérien et dynamique, et développe sur l'album une précision remarquable notamment au niveau des cymbales appuyant parfaitement les refrains des titres de l'album.
    Au bout de 35 ans de carrière, il est bon de voir que des artistes ont encore des choses à dire.

    when the river runs deep

    empire of the clouds
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    Re: chroniques personnelles

    Message par sykes-shenker le 30/8/2017, 13:51



    Buddy Guy born to play guitar 2015

    Buddy Guy reste le dernier monstre sacré du blues depuis que le dernier des King nous a quitté recemment.Considéré comme un des plus grands guitaristes du blues il influença un nombre incalculable de guitaristes (Beck, Clapton, Page etc..).Ses années de gloires datent des années 60 et 70 en solo et avec Junior Wells (voir des albums tels que Man and the blues, left my home to san francisco, hoodooman blues, plays the blues ou encore this is Buddy Guy et hold that plane etc).Entouré de son producteur/batteur/compositeur habituel (Hambridge), il confirme son net regain de forme âprès le très beaude 2012.Les albums précédent (Skin deep, Loving proof) étaient surtout réalisés pour mettre en avant le côté "guitar hero" de Buddy ce qui a pu déplaire à certains...Ici au contraire, sur cet album"born to play guitar", les compositions tiennent la route et surtout le jeu de Buddy est parfaitement mis en valeur pour jouer du blues tout en retenu et pas du tout pour étaler son immense technique!
    l'album commence avec la chanson titre qui est un blues de facture classique mais parfaitement éxécuté.Rien à dire cela commence fort!
    la chanson "wear out you" voit en invité Billy F Gibbons, leader de ZZ Top, venir chanter et ferrailler avec Buddy: c'est un des sommets de l'album et une grande reussite!.
    On enchaine avec"back up Mama" où le chant de Buddy est superbe et, avec une partie instrumentale tout en finesse.Le blues y est superbe avec un piano au fond qui alimente très bien le tout!
    "too late" est la première participation de l'harmoniciste kim Wilson très bien mis en valeur sur ce titre remuant.
    Déboule ensuite un super riff de Buddy, simple mais hypnotique, avec "whiskey, beer and wine".Il sagit d'une grande reussite au jeu rythmique remarquable.Le solo de Buddy y est superbe!.
    Le titre "kiss me quick" voit le retour de Kim Wilson.Rien à dire, c'est toujours aussi bon avec un harmo et une guitare en parfaite osmose!.
    La première ballade de l'album apparait avec"crying out of one eye: la mélodie est appuyé par des cuivres superbe.Grande classe et grand moment garanti!.
    La chanson "Baby you got what it takes"met en valeur le duo Guy/Joss Stone au chant.Là aussi le duo fonctionne parfaitement et la cover est une vraie belle surprise.
    le titre "turn me wild" est un beau rock blues avec un solo de wah wah nickel de Buddy.
    La chanson "crazy world" est une petite merveille et se demarque du reste de l'album par son côté un peu pop blues très bien fait.Une des grandes reussites de cet album.La voix de Guy fait merveille.
    Arrive ensuite "smarter than i was" d'Hambridge et son côté rock mis en avant.Le jeu de Buddy est remarquable et en soutient parfait de son chant.
    Le titre"thick like mississippi Mud" est le second extrait issu de l'album.Rien à dire si non que l'apport des cuivres est primordial!.
    "Flesh and bone" est l'hommage (obligatoire?) à BB King et est absolument superbe grâce à van Morrison qui est en grande forme (quelle voix!)avec la guitar de Buddy en arrière.Féérique!
    L'album se conclut par un titre acoustique de haute volée "come back Muddy"où Buddy brille de mille feux!

    Cet album est une des belles surprises de cette année 2015 (au même titre que le Pretty Things) avec un Buddy Guy en grande forme au chant et à la guitare (je voudrais tellement joué comme cela à près de 80 ans!).Son jeu est toujours bien présent, fin et inspiré, plus à l'appui des mélodies et des compos que pour mettre en avant sa virtuosité.Bravo Monsieur et à bientôt!

    born to play guitar

    flesh and bone
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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 13:53

    Concernant le Maiden, je peux mettre la mienne aussi si c'est possible bien sûr ? Very Happy
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    Re: chroniques personnelles

    Message par sykes-shenker le 30/8/2017, 13:56



    AC/DC Rock or bust 2015

    rock or bust: un titre qui est parfait comme intro pour l'album.Connu car dispo sur le web.Du AC/DC pur jus très bien fait.4/5

    play ball: second titre de l'album, connu lui aussi mais qui est, pour moi, un des plus faibles de l'album, avec un riff assez classique et rien de bien transcendant.Un titre mit trop haut dans l'album et qui aurait du se situer dans la seconde moitié de celui-ci.2/5

    rock the blues away: un titre un peu bizarre vis à vis du reste de l'album car le plus ancré vers le FM! (c'est pas la première fois que le groupe tente ce genre d'aventure voir par exemple let me put my love into you et son refrain à la foreigner etc).Par contre je reconnais que j'ai un petit coup de coeur pour ce titre que j'apprécie en fait Laughing .3.5/5

    Miss adventure: si jusque là je n'étais pas spécialment sous le charme de l'album, ce titre me fais changer d'avis car je trouve le riff remarquablement...simple et génial.J'accroche ce titre, son groove, la voix de Brian...le premier choc..5/5

    Dogs of war: second choc: un titre de haute qualité avec un refrain inspiré! 5/5

    Get some rock n roll thunder : un titre sympa qui est dans la lignée de ce que sait faire le groupe.Rien de transcendant mais un rythme qui fait taper du pied! 3.5/5

    hard times: u titre court et très efficace.Angus y est très bon (comme sur les autres titres de l'album. 4/5

    baptism by fire : un super riff et un super titre.Vraiment excellent.4.5/5

    rock the house : idem que pour le titre précedent.4.5/5

    sweet candy: voilà par contre pour moi la deuxième grosse déception de l'album: un titre passe partout, qui aurait fait une bonne face B d'un single mais c'est tout.2/5

    emission control: un des sommets de l'album.Un titre d'excellente facture avec un riff génial qui clôture très bien l'album!5/5

    En conclusion, un album largement supérieur à ce que mes deux premières écoutes m'avaient laissées paraitre!
    L'album, vu le contexte du groupe, est vraiment très bon, même excellent sur certains titres, et vraiment surprenant pour un groupe qui a une carrière de 40 ans derrière lui.
    Si je devais donner une couleur à cet album je dirais que l'enregistrement le rend "brun oranger" c'est à dire groovy, plus proche du boogie rock que du hard rock avec une maitrise de leur musique vraiment remarquable.
    Les deux grands vainqueurs sont:
    Angus qui joue de façon plus mature, inspiré et groovy à souhait sur tous les titres et toujours au service des riffs et de la mélodie.Une de ses meilleures perf' assurement.

    Brian qui n'a peut être jamais aussi bien chanté (et croyez moi c'est un compliment de ma part car j'ai toujours eu énormement (et le mot est faible) de mal avec sa voix): il sonne juste clair et inspiré vraiment motivé et cela s'entend!

    La rythmique tient très bien la route et cliff est vraiment solide .Par contre je trouve Phil Rudd toujours bon mais plus en retrait sur l'album (l'enregistrement?, le mix?)

    emission control

    baptism by fire
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    Re: chroniques personnelles

    Message par sykes-shenker le 30/8/2017, 13:57

    Phil a écrit:Concernant le Maiden, je peux mettre la mienne aussi si c'est possible bien sûr ? Very Happy
    si tu veux pas de pb!! Laughing Wink
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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 14:09

    Laughing Laughing Laughing

    Bon bah voilà :



    Chroniquer un album d'Iron Maiden aussi dense que The Book Of Souls après seulement 3 écoutes peut se révéler presque suicidaire. Mais bon, je m'y soumets volontiers.

    Déçu par le précédent opus The Final Frontier que j'avais ouvertement vilipendé, le faisant passer pour un exercice complètement raté à mon sens, ce n'était pas sans appréhension que je décidai de poser le vinyle sur la platine. Avant cela, la pochette n'était sans me rappeler celle du premier opus montrant un Eddie solitaire et agressif à souhait qui erre dans les rues londoniennes. Là aussi, notre Eddie est seul, grimé en guerrier cannibale d'Amazonie et fait vraiment peur à tel point qu'elle a été tout récemment censurée par la RATP. De toute façon, il aura tout subi, notre Eddie national. Trépané dans Piece Of Mind pour être massacré par le groupe à la fin d'un concert à Dortmund, prisonnier dans sa pyramide dans Powerslave puis ressuccité pour Live After Death pour devenir policier du futur dans Somewhere In Time et carrément démembré dans The X-Factor, il est toujours bel et bien présent et le restera jusqu'à la fin.

    Le triple album (version LP) s'ouvre sur If Eternity Should Fail : une intro inquiétante presque glaçante cloue d'effroi son auditeur tandis que Bruce Dickinson entre en scène a capella accompagné d'un rythme fort soutenu qui débouche sur un refrain qui ne restera pas dans les annales maideniennes. Cependant, la section rythmique envoie son lot d'énergie annonçant la charge à tout va. Un petit côté Ghost Of The Navigator pourrait avoir influencé ce morceau aux ambiances très ésotériques avec cette narration finale sortie presque d'outre tombe.

    Le titre suivant intitulé Speed Of Light, supposé être donc le single de ce nouvel album, percute bien même si, cela ne demeurera peut-être pas un single-phare dans la carrière du groupe, se veut quand même, être largement supérieur à un El Dorado. Comment pourrait-il en être autrement ? Le groupe propose ceci dit de superbes envolées guitaristiques comme au bon vieux temps, oserais-je dire même si par moments, le Bruce éprouve quelques petites difficultés. Mais bon, il faut voir aussi ce qu'il a vécu l'année dernière.

    The Great Unknown pour lequel j'ai déjà lu quelques impressions négatives, me ravit au plus haut point. Son intro à la basse, inquiétante et sombre à souhait, pourrait nous replonger dans certaines ambiances issues de A Matter Of Life And Death, un album que j'ai pourtant très moyennement apprécié. De belles harmonies de guitares viennent étoffer l'entame de ce morceau sur lequel vient se poser délicatement et délicieusement la voix de Dickinson accompagné d'un tempo très enlevé une nouvelle fois. McBrain est mis à l'honneur grâce sa prestation de toute beauté. Le morceau s'achève sur un passage calme et serein.......à l'image actuelle du groupe.

    The Red And The Black, premier morceau très long de l'opus, n'est pas une cover de Blue Öyster Cult mais un titre composé seul par Steve Harris. Débutant immanquablement par une subtile intro à la basse de la part du Boss, le morceau nous emmène dans un espèce de voyage initiatique de par ses envolées guitaristiques encore une fois. On observe une gradation dramatique du titre, entrecoupé d'un passage à la basse, rappelant le trop célèbre Rime Of The Ancient Mariner, extrait de Powerslave puis d'un refrain qui comporte des "Oh oh oh" accrocheurs qui auront lieu de faire leur effet en live. Pendant ce temps, les trois artilleurs que sont Gers, Smith et Murray décochent leurs salves avec une redoutable efficacité. Après 13'33, nous n'avons aucunement eu l'impression de nous ennuyer.

    Après une telle fresque, le groupe revient sur ce qui a fait sa popularité à savoir un titre spontané et rapide intitulé When The River Runs Deep. C'est une véritable avalanche de riffs qui vous enveloppe voire même vous asphyxie et qui, en presque 6 minutes, résume parfaitement le son Maiden. Putain, ça fait du bien.

    Nous passons ensuite au morceau-titre The Book Of Souls introduit par une phase acoustique, chose que nos Anglais ont pris l'habitude d'exécuter depuis quelques albums. Ca nous rappelle The Talisman de The Final "beurk" Frontier mais aussi très brièvement Losfer Words et là, c'est bougrement beaucoup plus intéressant. Le tempo y est dans un premier temps presque pachydermique sur lequel vient se greffer le beau brin de voix de Dickinson. J'ai cru également ré-entendre un zeste de Rime Of The Ancient Mariner. Ce qui est drôle, c'est que l'écoute de cet album, à ce moment précis, me rappelle l'instant précis où j'ai découvert Powerslave, me plaisant à décortiquer les moindres atmosphères de ce nouvel opus.

    Death Or Glory est un morceau qui démarre pourtant bien et ce, grâce à cette ligne mélodique qui accroche bien l'oreille mais dès le refrain, le groupe s'égare, enfin je ne sais pas, s'aventure dans une direction étrange tant et si bien que ce qui accrochait bien son auditeur fait quelque peu chou blanc, créant ainsi une rupture malvenue entre ce couplet qui semblait respecter une certaine gradation dramatique et ce refrain au final assez fade le faisant passer pour quelque chose d'anecdotique.

    Après un clin d'oeil évident à Wasted Years, Shadows Of The Valley composé par la paire Gers/Harris, le titre évolue vers quelque chose de magnifique et ce, grâce à une ligne directrice fort bien construite l'habillant de guitares atmosphériques et de percussions séduisantes, portées par la voix enjôleuse de Dickinson. Ceci dit, le tout dernier solo de Gers me paraît un peu saturé.

    Tears Of A Clown avec un rythme rappelant très brièvement un Heaven And Hell du Sab (prêtez-y attention...) propose quelque chose de plus syncopé mais foncièrement attrayant à mon humble avis avec un Dickinson qui chante sur une tonalité assez monocorde. Tout ceci s'achève sur un solo de haute volée. "Jouissif" qu'ils disent dans Rock Hard. Eh bien oui, Monsieur Lageat, vous avez tout à fait raison.

    Débutant sur une douce ambiance à la Still Life, The Man Of Sorrows est porté par un chant très mélodieux de Bruce, faisant de ce titre quelque chose d'accrocheur et bien structuré. Bref, moi j'aime bien.

    Considérée comme une pièce maîtresse, Empire Of The Clouds du haut de ses 18 longues minutes offre de nombreuses facettes du talent de ce groupe ô combien incontournable aujourd'hui. Démarrant sur une tonalité douce presque classique et ce, grâce la présence, ma foi, fort bien bienvenue d'un violoncelle, le groupe relate avec émotion le terrible crash du zeppelin R101 qui se produisit le 5 octobre 1930 à Allone dans l'Oise. Dickinson opte pour un chant virant sur le ton de la complainte, épaulé par la batterie puissante de McBrain qui ressemble davantage à des coups de boutoir bien plus qu'à autre chose comme si le percussionniste désirait se focaliser sur le choc même de ce crash surtout au moment de l'accélération finale. Entre-temps, il y a cette phase préparatoire où le vocaliste narre les prémisces de la catastrophe construite autour de rythmes complexes et syncopés très "jethro tulliens" parfois (on sait le sieur Harris fan de ce groupe mythique). Les six-cordistes nous offrent alors de belles envolées (normal, "on est dans le dirigeable") qui concluent cet album de fort belle façon alternant également avec les passages de violoncelle mentionnés plus haut.

    Alors que dire de cet album si ce n'est qu'il est l'oeuvre ambitieuse d'un groupe arrivé à maturation car malgré ses défauts dus sans doute à la longueur de ses compositions, The Book Of Souls ne m'est apparu à aucun moment ennuyeux comme avait pu l'être pour moi The Final Frontier. J'ai même envie de le re-déguster ce soir pour m'en ré-imprégner comme cela avait été le cas en 1984 pour Powerslave que j'avais trouvé extrêmement riche. Une envie irrépressible de le re-découvrir afin d'en déceler d'autres facettes et d'autres surprises. Si le groupe doit terminer sur cet album, celui constituerait à mon sens, l'excellent épilogue d'une carrière exemplaire. Mais bon, il y en aura d'autres car le combo a encore des choses à dire.

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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 14:17



    Pallbearer est un groupe originaire de Little Rock dans l'Arkansas qui vient de publier son 3ème opus intitulé Heartless. Evoluant dans un doom classique, le groupe fait actuellement le forcing sur les réseaux sociaux pour se faire connaître. En 2012, ils ont sorti Sorrow And Extinction qui obtient la distinction du meilleur album de l'année par le magazine Spin puis re-belote avec le suivant Foundations Of Burden mais cette fois-ci grâce au magazine Pitchfork. En 2016, Pallbearer publie un nouvel EP intitulé Fear And Fury qui comprend trois chansons, une chanson remasterisée, et deux reprises : Over And Over de Black Sabbath et Love You To Death de Type O Negative. Ils assureront la première partie de Paradise Lost le 27 octobre à la Belle Electrique à Grenoble, le 31 octobre au Trabendo à Paris et le 12 novembre au Grand Mix à Tourcoing.
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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 14:30



    Ce live enregistré au Bataclan le 11 juin 2003, il faut l'avoir, rien que pour le symbole qu'il représente bien évidemment. En effet, le fruit des ventes des 20 000 exemplaires (j'ai le numéro 4098) de ce live reviendra aux familles des victimes des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis. Beau geste de la part d'un groupe mondialement connu. Sinon d'un point de vue musical, ce live se veut être d'excellente facture, tablant outre Frantic qui faisait alors la promotion-marathon (3 concerts parisiens en une seule journée tout de même : Boule Noire, Trabendo et Bataclan) de St Anger qui venait tout juste de sortir, sur un répertoire pré-"Black Album". Quel plaisir donc de réécouter successivement The Four Horsemen (sans doute mon morceau préféré du groupe), Leper Messiah, No Remorse, Fade To Black, Ride The Lightning, Blackened, Seek And Destroy et Damage Inc devant un public chaud bouillant. Vraiment superbe et émouvant à la fois..
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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 14:59








    13
    que l'on attendait depuis 35 ans est enfin arrivé. C'est inespéré voire
    même presque émouvant quand on connaît toutes les péripéties qui sont
    arrivées au groupe depuis un certain nombre d'années. Par ailleurs,
    aborder son écoute me mettait un petit peu dans le même esprit que celui
    ressenti face au Black Star Riders. Certes, j'y avais déjà porté une
    oreille  quelque peu distraite dans des conditions qui étaient loin
    d'être optimales. Je ressentais un sentiment mêlé d'enthousiasme et de
    crainte. Enthousiasme en me disant qu'il s'agissait tout de même d'un
    NOUVEL ALBUM DU SAB et crainte par rapport au fait que celui-ci aurait
    pu être une daube monumentale comme certains l'ont à la fois signifié
    dans mon entourage et sur certains sites soi-disants sérieux. Remarquez,
    leurs impressions peuvent être justifiées à partir du moment où ces
    journaleux bien pensants l'ont réellement écouté. Là se situe la
    véritable question. Passons donc au titre à titre si vous le voulez
    bien.

    End Of The Beginning : le ton est donné avec ce rythme
    pachydermique qui lorgne de toute évidence en termes d'ambiance
    inquiétante vers un Black Sabbath dont on reconnaît l'imparable
    structure. Ozzy comme envoûté, chante avec machiavélisme. Le morceau
    s'accélère soudainement sur quelque chose de plus syncopé accompagné
    d'un magnifique solo. 5/5

    God Is Dead ? : sur un tempo lourd, je
    trouve que le titre a au début mais seulement au début dans l'ambiance
    et dans la façon lancinante de chanter quelques accointances avec Diary
    Of A Madman d'Ozzy. Ensuite, Iommi nous décoche un gros riff accompagné
    de roulements de batterie rondement exécutés par le sieur Brad Wilk
    (qui, au final, s'en sort très bien) et d'un énorme son de basse de la
    part de Butler. Le refrain est particulièrement accrocheur. Une nouvelle
    fois, ça s'accélère, la plupart des morceaux du Sab étant malgré tout
    calqués sur ce schéma (tempo lourd puis accélération subite ponctuée par
    un solo d'une rare subtilité et c'est encore le cas ici). 5/5

    Loner
    : doté d'un riff vraiment accrocheur, le morceau se veut être plus
    carré, bref simple et efficace en tout point. Rien à dire, c'est
    excellent. 5/5

    Zeitgeist : débutant sur un petit rire d'Ozzy,
    Zeitgest a tout du morceau qui pourrait diviser les fans. En effet, il
    s'agit d'un titre acoustique qui, comme cela a été dit dans d'autres
    chroniques, lorgnerait du côté de Planet Caravan. C'est un fait avéré.
    J'y trouve pour ma part, également quelques ambiances à la Fluff dans
    certaines orchestrations, même si je suis bien conscient que ce dernier
    est un instrumental. Certains y verront d'autres références. Un morceau
    de ce type s'est toujours avéré être une composante essentielle de
    l'univers sabbathien, morceau dont le but avoué est sans doute de créer
    une sorte de rupture dans ce qui pourrait être une sorte de linéarité de
    l'album. 3/5

    Age Of Reason : démarrant sur un roulement de
    batterie particulièrement bienvenu après le paisible Zeitgest, Age Of
    Reason remet le Sab dans la voie du gros riff de tueur. Là, Iommi
    m'impressionne tant ce riff lancinant est GRAND de par sa composition.
    Attention, il ne s'agit pas d'un riff balancé gratuitement, car le titre
    évolue vers quelque chose de plus complexe et une nouvelle fois, plus
    syncopé mais qui nous gratifie en plus d'un autre riff qui m'achève. Ce
    morceau est DANTESQUE et constitue pour moi, la pierre angulaire de cet
    album. 5/5

    Live Forever : on repart sur un tempo une nouvelle
    fois, très lourd à la Electric Funeral mais très bref (quelques
    secondes) pour s'orienter sur une accélération à la Children Of The
    Grave d'excellente facture, titre qui se solde par un brillant solo de
    la part de notre Iommi national. "I Don't Wanna Die !!!!" (Je ne veux
    pas mourir") proclame Ozzy tout en sachant que dernièrement, notre ami a
    replongé dans ses vieux démons. Très court, ce morceau mais
    terriblement efficace. 5/5

    Damaged Soul : un titre hendrixien
    dans l'âme et dans la conception excellemment exécuté. Du grand art et
    ce, grâce à un chant savamment dosé qui laisse place à la virtuosité de
    Iommi qui s'embarque dans un solo quasi saturé. Un titre que j'aime
    beaucoup. 5/5

    Dear Father : une chanson très sombre et pesante au
    niveau atmosphère et paroles qui évoque une affaire de prêtres pédophiles qui eut lieu récemment en Angleterre. Un profond malaise
    s'en dégage même à travers ce rythme saccadé et lourd qui stresse même son auditeur. C'en est
    terrifiant et même déstabilisant. Un orage éclate puis au loin se font
    entendre 7 sons de cloche ressemblant à la tonalité du glas. Le cycle se
    serait-il refermé ? 4.5/5

    Je ferai un p'tit CR des trois titres bonus un peu plus tard car en ce qui me concerne, je les trouve d'excellente facture.

    13
    est un album qui a répondu à mes attentes et demeure pour l'instant et
    ce, d'une façon indubitable, l'album de l'année 2013 avec juste derrière
    le Black Star Riders. Mêlant différentes ambiances, cet album de riffs
    (il convient de le signaler) reprend bien évidemment les recettes du
    passé qui ont fait la gloire du groupe tout en y insérant, ceci dit, des
    sonorités nouvelles surtout en termes de riffs notamment sur Age Of
    Reason qui me botte véritablement.
    En somme, 13 obtient une moyenne de 4.75 sur 5 soit 19 sur 20.







    Dernière édition par Phil le 30/8/2017, 15:34, édité 1 fois
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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 15:05



    2015

    Bon j'ai récupéré ce superbe double album mettant en exergue tout le talent de notre bien-aimé Uli. Quel plaisir effectivement de ré-entendre ce chapelet de titres scorpionnesques d'une des deux grandes époques du groupe avec un chanteur Nathan James sur lequel j'avais exprimé quelques réserves au départ et qui là, s'en tire avec brio. Uli, quant à lui, nous propose des versions donc "revisitées" d'où le titre toutes aussi convaincantes les unes que les autres parmi lesquelles on retiendra Virgin Killer, Sun In My Hand, The Sails Of Charon, We 'll Burn The Sky, Pictured Life, All Night Long et Fly To The Rainbow qui prennent ici une nouvelle dimension.

    On peut donc remercier Warren de Martini d'avoir insisté auprès d'Uli pour mettre en chantier cet énorme projet, ce dernier qui, au départ aurait préféré proposer du nouveau matériel. Devant l'insistance de notre ami Warren qui, entre-temps, s'était remis à écouter Tokyo Tapes, Uli s'est donc laissé convaincre pour parvenir à cet éclatant résultat.
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    Re: chroniques personnelles

    Message par Phil le 30/8/2017, 15:07



    Cet album encore de Mother's Finest, sorti en 1992, est une pure tuerie. Des morceaux comme entre autres Like A Negro revendiquant toute leur négritude et leur colère ainsi que Power, Shirt, Attitude et Generator déménagent sérieux et ce, avec groove comme eux seuls savent le faire. L'année 1992 était à mon avis trop axée sur les sorties d'albums des Guns An' Roses, Metallica et Iron Maiden qu'on en a même oublié la sortie de cet album excellent en tout point. Joyce Kennedy y excelle vocalement, le temps n'a, à ce niveau, aucune prise sur elle, accompagnée qu'elle est par le talentueux Glenn Murdock. A la basse, l'indéboulonnable Wyzard donne le ton en donnant dans le slap et à la batterie, Dion Derek bastonne comme personne. Et puis, il y a John "Red Devil" Hayes, le guitariste qui intégra le groupe pour le live Subluxation, guitariste qui nous balance des riffs entêtants et des soli d'extraterrestre. Ca claque, bref ça déménage.

      La date/heure actuelle est 24/9/2017, 03:34